L’Iran aurait promis d’ouvrir sous conditions le détroit d’Ormuz aux navires «non hostiles», selon le Financial Times


Les pays «participants de l’agression» contre l’Iran, ne pourront pas bénéficier de ce droit de passage, selon une lettre envoyée par Téhéran à l’Organisation maritime internationale et consultée par le quotidien britannique.

Un signe de détente de la part de l’Iran ? Dans une lettre diffusée ce mardi aux pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) et consultée par le Financial Times, Téhéran affirme que les «navires non hostiles» pouvaient traverser le détroit d’Ormuz «en coordination avec les autorités iraniennes». Une annonce qui intervient alors que le président américain Donald Trump a déclaré mardi aux journalistes que les États-Unis négocient «en ce moment» avec «les bonnes personnes» en Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin aux hostilités, ajoutant que les Iraniens souhaitent fortement conclure un accord.

Dans la lettre citée par le quotidien britannique, le ministère iranien des Affaires étrangères précise que Téhéran a «pris des mesures nécessaires et proportionnées pour empêcher les agresseurs et leurs soutiens d’exploiter le détroit d’Ormuz afin de mener des opérations hostiles contre l’Iran». Pas de retour au statu quo ante, donc, et Téhéran précise dans son courrier, toujours selon le Financial Times, que les navires liés aux États-Unis et à Israël, ainsi qu’aux «autres participants de l’agression» contre l’Iran, ne pourraient pas bénéficier de ce droit de passage, sans donner plus de détails.


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Revirement spectaculaire de Donald Trump

Ce passage maritime stratégique, pour où transite en temps normal un cinquième du pétrole mondial, est pratiquement fermé à la navigation depuis le début du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran le 28 février. Environ 3200 navires sont actuellement bloqués dans le Golfe, refusant de risquer le passage alors qu’au moins 22 navires ont été touchés par l’Iran depuis le début du conflit. L’OMI, agence des Nations unies chargée de définir les normes internationales du transport maritime, a convoqué la semaine dernière une réunion d’urgence pour faire face aux conséquences de cette crise sur la navigation.

Lundi, Donald Trump a effectué un revirement spectaculaire, passant d’une menace d’escalade de la guerre avec l’Iran à l’annonce lundi de «très bons» pourparlers pour y mettre fin, démentis toutefois par la République islamique. Le président américain a affirmé lundi que les États-Unis avaient été en contact avec un dirigeant iranien qu’il n’a pas nommé. C’est «l’homme qui, je crois, est le plus respecté et le leader», une personne «très raisonnable», a-t-il ajouté, en précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.



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