ENTRETIEN – Samedi, les députés ont achevé l’examen de la proposition de loi sur la fin de vie et exclu d’insérer une clause de conscience pour les établissements privés. Ils ne pourront donc pas s’opposer à l’aide à mourir. L’évêque de Nanterre dénonce un « acharnement idéologique ».
Mgr Matthieu Rougé est évêque de Nanterre.
LE FIGARO. – Le texte ne prévoit pas de clause dérogatoire pour les établissements de santé associatifs ou privés qui ne souhaitent pas que l’aide à mourir soit pratiquée en leur sein. Comment analysez-vous ce refus ? Quelles sont les conséquences concrètes pour ces établissements ?
Mgr MATTHIEU ROUGÉ. – De nombreux établissements et réseaux de santé (maison de soins palliatifs, Ehpad, maisons d’accueil spécialisé), d’origine confessionnelle ou non, demandaient le droit de ne pas pratiquer euthanasie ou suicide assisté dans leurs murs, pour respecter leur tradition et leur charte éthique et, à travers elles, les personnes accompagnées. Le député socialiste Dominique Potier a évoqué, pour montrer que ce genre de statut dérogatoire est possible en droit français, l’économie sociale et solidaire dont le statut juridique n’est pas exactement le même que celui de l’ensemble des entreprises. Le gouvernement nous avait donné des assurances sur…
Poster un Commentaire