les coulisses des trois mois qui ont fait basculer la justice sur le racisme anti-Blancs


ENQUÊTE – Les magistrats de Valence ont renvoyé 11 accusés pour « meurtre » et « tentatives de meurtres », en retenant finalement la circonstance aggravante de racisme. À l’origine de ce retournement judiciaire inédit : un député apparenté au RN et une association luttant contre le racisme anti-Blancs, qui ont soufflé aux victimes le nom d’un pénaliste parisien.

Dans la vie, Me Jérôme Triomphe est un homme jovial, un faux timide. C’est aussi un conservateur, proche des milieux catholiques traditionnels. Le pénaliste a été l’avocat de militants de la Manif pour tous et des parents de Vincent Lambert, dont il défendait les intérêts dans la très sensible procédure portant sur l’arrêt des traitements de cet homme. Aujourd’hui, il représente, entre autres, les parents d’Émile Soleil. Pourtant, sa parole est rare. Me Jérôme Triomphe n’est pas le plus médiatique des avocats. Plutôt de ceux qui se méfient des journalistes, et après qui la presse court, souvent en vain.

Quand il accepte l’exercice, en ce mois de septembre, c’est, dit-il, « pour que la vérité éclate ». En toute discrétion, Me Triomphe est récemment entré dans la procédure judiciaire portant sur le meurtre de Thomas Perotto. Ses clients sont deux victimes, un père et son fils qui étaient présents dans cet affrontement, à la sortie du bal de Crépol, entre des rugbymen et des jeunes du quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, le 18 novembre 2023. Tous deux ont été blessés dans la bagarre. Ils connaissaient Thomas Perotto, ce rugbyman de 16 ans tué de deux coups de couteau.

Au cœur de l’été, l’avocat est devenu l’architecte d’une riposte pénale d’ampleur. C’est son…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


8 + 2 =