GRAND ENTRETIEN – Une semaine après le second tour des élections municipales, le professeur des universités à Sciences Po analyse les tendances structurelles révélées par le scrutin.
Dominique Reynié est professeur des universités à Sciences Po et directeur général de la Fondapol (think-tank de droite).
LE FIGARO. – Peut-on tirer des enseignements nationaux des élections municipales ?
DOMINIQUE REYNIÉ. – Oui, mais pas le soir du second tour, ni même le lendemain, compte tenu de l’extraordinaire diversité de cette immense consultation nationale organisée dans 35 000 communes et, en 2026, qui plus est, avec deux modes de scrutin inédits : l’un pour les petites communes, l’autre pour les trois plus grandes villes de France. Inévitablement, la première lecture n’a pu qu’ignorer les premières et survaloriser les secondes. Pourtant, s’il s’agit de commencer à deviner les contours de la prochaine élection présidentielle, il faut rappeler que Paris, Lyon et Marseille ne représentent ensemble que 4,5 % du corps électoral, soit le même poids que nos 18 484 communes de moins de 500 habitants.
Or, chacun a pu voir que, pendant la soirée électorale, Paris est devenu la France…
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