DÉCRYPTAGE – En révélant que ce vivier serait disponible dès « les prochaines heures », le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a démontré que ces enseignants faisaient déjà partie des effectifs, mais n’étaient pas affectés. De quoi s’interroger sur la gestion des ressources humaines.
Les professeurs remplaçants seraient donc payés à ne rien faire ? C’est ce qu’une bonne partie de l’opinion publique a retenu de l’intervention du ministre de l’Éducation, jeudi soir, à l’issue de la quatrième journée de contestation lycéenne. En annonçant au journal de 20 heures de TF1 qu’il allait affecter « plusieurs milliers » de professeurs remplaçants « dans les prochaines heures » dans les établissements les plus en difficulté, Édouard Geffray a interloqué parents et communauté éducative. S’il a enfin apporté une réponse concrète et immédiate à l’une des revendications du mouvement lycéen qui agite la France depuis quinze jours, en creux, sa solution interroge sur la capacité soudaine à trouver des enseignants là où, toute l’année, on les cherche. À la rentrée de septembre, au moins un professeur manquait à l’appel dans 65 % des collèges et des lycées, selon le syndicat des proviseurs SNPDEN-Unsa.
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