Le réseau social X s’engage à examiner les contenus «haineux et terroristes» sous 24 heures au Royaume-Uni


La plateforme d’Elon Musk a présenté des mesures pour se mettre en conformité avec les demandes du régulateur britannique.

Le réseau social X d’Elon Musk s’est engagé à examiner sous 24 heures en moyenne les contenus «haineux et terroristes» au Royaume-Uni, a annoncé ce vendredi 15 mai le régulateur britannique des médias, qui y voit l’un des niveaux de protection les plus élevés de la plateforme dans le monde. «X examinera et évaluera, en moyenne dans les 24 heures suivant leur signalement, les contenus présumés illégaux à caractère terroriste et haineux au Royaume-Uni» et devra aussi restreindre dans le pays l’accès aux comptes signalés liés à des «organisations terroristes interdites», indique le régulateur Ofcom.

«Si ces objectifs sont atteints, ils offriront aux utilisateurs britanniques certaines des protections les plus fortes disponibles sur X dans le monde», estime-t-il. L’entreprise d’Elon Musk promet de soumettre «des données sur sa performance» à l’Ofcom chaque trimestre pendant un an, afin qu’il puisse «suivre activement ses résultats», précise le régulateur.


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Deux enquêtes ouvertes au Royaume-Uni contre X

L’Ofcom a lancé l’an dernier un programme visant à s’assurer que les plus grandes plateformes de réseaux sociaux disposent de systèmes adéquats pour traiter les contenus illégaux partagés sur leurs services. Les engagements de X «représentent un pas en avant, mais il reste beaucoup à faire», prévient Oliver Griffiths, un responsable du régulateur, cité dans le communiqué.

«Cela revêt une importance particulière au Royaume-Uni, après plusieurs crimes motivés par la haine dont a été victime la communauté juive», ajoute-t-il. Plusieurs attaques, dont des incendies ou des tentatives d’incendies ciblant des lieux de la communauté juive, mais surtout une attaque au couteau qualifiée d’«acte terroriste» par la police, qui a fait deux blessés, se sont produites à Londres depuis la fin mars.

Le réseau social d’Elon Musk, ainsi que son entreprise d’intelligence artificielle xAI, sont par ailleurs visés par deux enquêtes au Royaume-Uni liées aux images à caractère sexuel générées par son chatbot Grok, à l’origine d’un tollé mondial. L’une a été ouverte par l’Ofcom, l’autre par le régulateur britannique de la protection des données (ICO). Des enquêtes similaires ont été lancées à l’échelle de l’Union européenne. En France, Elon Musk est visé par une information judiciaire concernant de possibles dérives de X en sa qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme. Contacté, X n’avait pas répondu vendredi en début d’après-midi.



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