Le tarif passera à 172,05 euros TTC du mégawattheure en moyenne, selon la gendarme du secteur de l’énergie.
Le prix de référence du gaz va augmenter de 5,6% au 1er septembre pour une majorité de ménages français, en raison de l’augmentation des prix sur les marchés de gros, sous pression avec le conflit au Moyen-Orient, a indiqué à l’AFP la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette hausse de 5,6% par rapport au 1er août, concerne les quelque 6 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen, qui varie tous les mois, soit environ 60% des abonnés résidentiels au gaz. Les autres ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe ne seront de fait pas concernés par cette hausse.
Depuis la disparition des prix réglementés du gaz, le «prix repère de vente de gaz (PRVG)» constitue une sorte de boussole du marché qui aide les fournisseurs à fixer le montant de leurs offres et les consommateurs à les comparer. Ce prix passera à 172,05 euros TTC du mégawattheure en moyenne au 1er septembre, selon la gendarme du secteur de l’énergie, qui précise que cette hausse est «entièrement liée à l’augmentation des prix du gaz sur les marchés», alimentée par le conflit persistant au Moyen-Orient.
Blocage d’Ormuz
Déclenchée le 28 février par l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, la guerre au Moyen-Orient a conduit Téhéran à bloquer le détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transitent habituellement près de 20% du pétrole mondial et 20% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL), provoquant une chute brutale de l’approvisionnement et une flambée des prix des hydrocarbures. L’indice TTF néerlandais, référence du gaz européen a quasiment doublé (+93,18%) depuis le début de la guerre, passant de 31,959 euros/MWh le 27 février, veille du déclenchement de la guerre, à 61,700 euros/MWh lundi vers 19H30 GMT.
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