RÉCIT – En première ligne des manifestations lycéennes, Le Poing levé entend bien faire résonner une voix à la gauche de la gauche. Et cherche à agréger les voix étudiantes au profit du mouvement «Révolution permanente», dont le porte-parole Anasse Kazib se présente à l’élection présidentielle.
Eustache est lycéen à Marseille. Ce mardi, devant une petite foule acclamant sa diatribe, main en l’air, micro collé aux lèvres, il vitupère contre la «police de Macron et Lecornu qui massacre les quartiers populaires», étrille le scénario d’une «négociation avec le gouvernement» proposé par «les organisations à Paris qui ne représentent que deux personnes», appelle «à la lutte générale et à l’auto-organisation», ponctue finalement son discours d’un très inspiré : «on ne s’arrêtera pas tant qu’on n’aura pas tout, tout, tout !» Les applaudissements éclatent. Sur le jean d’Eustache, un autocollant floqué de rouge proclame son adhésion au collectif étudiant «Le Poing levé».
Leur logo, représentant un poing serré et brandi, compose le patchwork des fanions d’organisations syndicales brandis lors des manifestations étudiantes et lycéennes qui battent le pavé ces dernières semaines. Le Poing levé, collectif étudiant dont la visibilité médiatique s’est accrue ces derniers mois, est en…
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