Le palmarès de Cannes 2026 par Éric Neuhoff : quel manque d’audace !


Absence de James Gray, discours trop longs, trop de doublés… La cérémonie de clôture du 79e Festival de Cannes a laissé notre critique médusé.

C’est la dernière fois. James Gray est encore reparti les mains vides. On ne l’y reprendra plus. Avec Paper Tiger, il s’agissait de sa sixième tentative pour obtenir la récompense suprême. Comment s’est-il débrouillé ? Le jury a pourtant été d’une générosité inhabituelle. Il a distribué les médailles par poignées. L’Américain a réussi à passer entre les gouttes. En un sens, cela constitue un exploit. Son film approfondit les rapports conflictuels entre deux frères du Queens sur fond de combine douteuse avec la mafia russe en coulisses. Il y a du Shakespeare là-dedans. C’était sans doute trop. La déception a un goût amer.

La cérémonie, quant à elle, fut proprette. Eye Haïdara, dans un smoking très chic, fit le job. Sérieuse et professionnelle, elle évoqua « le bruit du monde », nous assena un solide « murmure presque inaudible de l’intime ». Heureusement, sa conclusion fut sobre : « Le temps d’une soirée, laissons la parole aux films. » On était bien d’accord.

Isabelle…

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