En pleine période de tensions diplomatiques, Tokyo reproche à Pékin d’avoir désigné la première ministre japonaise par son seul nom.
Le Japon a demandé à la Chine de faire preuve de «respect approprié» après qu’un porte-parole chinois a mentionné la première ministre, Sanae Takaichi, en utilisant uniquement son nom, sans préciser sa fonction. «Même lorsqu’il existe des positions divergentes, je pense que, en vertu du protocole international, il va de soi qu’il faut témoigner un respect approprié au dirigeant d’un autre pays», a déclaré mercredi le porte-parole du ministère japonais des affaires étrangères, Toshihiro Kitamura.
Le 30 septembre, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a désigné la dirigeante japonaise uniquement sous le nom de «Sanae Takaichi» lors d’une conférence de presse en omettant de préciser son titre comme il est d’usage. Guo évoquait les discussions menées au Japon sur la possession d’armes nucléaires et de sous-marins nucléaires.
Tentative d’apaisement
Les relations diplomatiques entre les deux géants économiques asiatiques sont très tendues depuis que Mme Takaichi a laissé entendre l’an dernier que Tokyo pourrait intervenir en cas d’attaque contre Taïwan, île que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire.
Plusieurs parlementaires japonais se sont rendus en Chine ces dernières semaines pour tenter d’apaiser les tensions diplomatiques. Lundi, dans un discours de politique générale, Mme Takaichi a qualifié Pékin de «voisin important» et s’est engagée à construire une relation stable entre les deux pays.
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