«Le dispositif n’était pas sous-dimensionné», défend Laurent Nuñez


Le ministre de l’Intérieur a expliqué que des «délinquants d’opportunité» avaient profité de la journée de mobilisation «pour s’en prendre à des commerces» et les «piller».

Le dispositif policier «n’était pas sous-dimensionné», a défendu samedi soir le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a pointé la responsabilité de «l’ultragauche» dans les actions violentes qui ont enflammé la France. Environ 550.000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 110.000 à Paris, lors de la journée de mobilisation contre la «vie chère» et environ 400 personnes interpellées, «en majorité des majeurs».

S’exprimant devant la presse, le ministre de l’Intérieur, qui a dénombré 110 défilés samedi, a fait valoir qu’en marge des cortèges, s’étaient constitués «des groupes de casseurs – plusieurs centaines, plusieurs milliers parfois selon les lieux – à l’instigation très claire de l’ultragauche». Laurent Nuñez a aussi estimé que des «délinquants d’opportunité» en avaient profité «pour s’en prendre à des commerces» et les «piller».


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Selon lui, des individus «extrêmement violents», pour la plupart cagoulés et munis de projectiles et de mortiers d’artifice, ont cherché à s’en prendre aux forces de l’ordre, aux commerces et aux bâtiments publics. Le ministre a notamment évoqué des tentatives d’attaques contre des bâtiments publics à Lille, Calais et Limoges, ainsi que des actions dirigées contre des préfectures à Bordeaux et Angers. Il a également dénoncé des dégradations et pillages commis à Paris, Marseille, Strasbourg, Rouen, Rennes, Toulouse, Pau ou encore Valence.

Il s’en est pris à Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle, et à «un certain nombre de parlementaires de la France insoumise», qui ont «accusé les forces de sécurité intérieure […] d’avoir fait dégénérer ces cortèges». «Je voudrais évidemment m’inscrire en faux. Sans les forces de sécurité intérieure aujourd’hui, il n’y aurait pas eu de cortège, il n’y aurait pas eu de défilé. C’est vrai à Paris et c’est vrai dans de nombreuses villes», a-t-il tonné.

Car, a poursuivi Laurent Nuñez, les forces de l’ordre «ont pu isoler ces casseurs et faire en sorte que les cortèges se déroulent à peu près normalement». Le ministre s’est indigné: «Quand je vois M. Mélenchon qui tweete en ajoutant des photos de cortèges qui se sont déroulés joyeusement, il oublie de dire que c’est grâce aux forces de sécurité intérieure, grâce à leur engagement, grâce à l’impact qu’elles ont eu pour aller chercher les casseurs».

Des violences dès le début des rassemblements

Autre particularité de cette journée : les violences ont éclaté dès le début des rassemblements, parfois avant même le départ des cortèges, alors que les casseurs ont traditionnellement tendance à s’y mêler au cours des manifestations. «Pour moi, c’est le révélateur de leur détermination et du niveau de violence qui était le leur», a expliqué le ministre. Les groupes violents se sont ensuite fragmentés en unités très mobiles, capables de mener des attaques simultanées à différents endroits, particulièrement difficiles à contenir pour les forces de l’ordre.

Laurent Nuñez a rejeté toute accusation sur le sous-dimensionnement des forces de l’ordre. Et notamment à Marseille. «Ce matin, 2000 casseurs sont arrivés très tôt», a-t-il déclaré. Face à cette arrivée massive, les autorités ont, selon Laurent Nuñez, anticipé la prise de service de deux compagnies de CRS supplémentaires et déployé des véhicules blindés Centaure. Le ministre a également fait état de «cortèges sauvages» qui, au moment de sa prise de parole, se dirigeaient encore vers des «lieux de pouvoir».


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Condamnant fermement les violences qui se sont déroulées en marge des cortèges, il a dit «y voir un appel du pied venu d’un» certain nombre de formations d’extrême gauche qui appelaient très clairement à la révolte, citant le NPA. «Il faut que chacun assume ses responsabilités», a poursuivi le ministre de l’Intérieur, qui a listé les différentes atteintes à des bâtiments publics survenues dans la journée, notamment à Marseille, Bordeaux ou Limoges et les nombreux pillages.



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