TOPS/FLOPS – L’implacable jeu espagnol, le néant argentin ou Lionel Messi transparent : retrouvez ce qui a retenu l’attention de la rédaction après la victoire de l’Espagne contre l’Argentine (1-0) en finale de la Coupe du monde 2026.
TOPS
L’Espagne a maîtrisé de A à Z
Certes, il y a bien eu dix petites minutes de flottement après l’ouverture du score de Ferran Torres (106e). Hormis ça, l’Espagne n’a pas été inquiétée le moins du monde, dimanche au MetLife Stadium de New York, en finale de la Coupe du monde 2026. Elle a été ce qu’elle a toujours été : un modèle de jeu, imprimant son rythme grâce à une technique irréprochable et une capacité à occuper les bons espaces.
Ainsi, l’Argentine a attendu la 117e minute (!) pour enfin tirer au but, elle qui a beaucoup couru après le ballon, souvent dans le vide. Unai Simon (zéro arrêt) a connu un de ses matches les plus tranquilles du Mondial. L’Espagne a gagné, la logique a été respectée.
Le coaching gagnant de De la Fuente
Quand on sait l’importance de Nico Williams dans le sacre européen de la Roja en 2024, l’avoir sur le banc est un luxe. C’est lui qui a été passeur décisif, d’une tête en retrait difficile à réaliser et diaboliquement précise, et c’est Ferran Torres, également entré en cours de jeu, qui s’est offert l’éternité en expédiant le ballon sous la barre. Voilà de nouveaux lauriers à récolter pour Luis de la Fuente, architecte du rouleau compresseur espagnol.
FLOPS
Des Argentins exécrables à tous les étages
Si le néant footballistique avait une couleur, il en aurait deux : le bleu et le blanc. Jamais, dans l’histoire des finales de Coupe du monde, une équipe n’avait compté zéro tir après 90 minutes. L’Argentine a même attendu la 117e minute pour enfin prendre sa chance (2 tirs au total, zéro cadré). Plusieurs fois, elle a dégagé en touche aussi loin que possible, sans même chercher à jouer. Son objectif n’était-il que d’attendre la séance de tirs au but ?
Parce qu’elle ne se contente pas d’être nauséabonde sur l’aspect technico-tactique, l’Argentine a ajouté son savoir-faire en termes de roublardise, à l’image d’un coup de coude de Leandro Paredes dans le dos de Rodri, simplement pour faire mal. L’ancien milieu du PSG, mauvais perdant, a d’ailleurs été exclu après la rencontre pour avoir cherché à en découdre. L’Argentine a perdu, et donc le football a gagné.
Messi, l’étincelle n’est jamais venue
On l’attendait, ce tour de magie qu’il a encore dans son sac, même à 39 ans. Cette fois, il n’est jamais venu. Lionel Messi, stratosphérique tout au long du tournoi, décisif à chaque match, deux fois passeur décisif contre l’Angleterre en demie, n’a rien pu faire. Ses yeux embués de larmes, après la remise des médailles, témoignent de l’espoir qu’il conservait de broder une nouvelle étoile sur ce maillot qu’il chérit tant.
Il a parfois décroché, parfois tenté de se créer l’espace, d’orienter le jeu. Ses corners en fin de prolongation ont donné quelques sueurs froides à la défense espagnole. De bien maigres tentatives. L’homme aux 8 buts sur ce Mondial, 21 en carrière, ne sera probablement plus là en 2030. Il quitte ainsi la plus grande scène du football, à l’ombre d’une nation qu’il avait tant fait rêver avec le FC Barcelone.
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