GRAND ENTRETIEN – Le philosophe et académicien voit dans le blocus des lycées la conséquence de l’instrumentalisation d’une partie de la jeunesse par LFI, mais aussi le résultat d’une faillite de la transmission.
Dernier livre paru : Le Cœur lourd, conversation avec Vincent Trémolet de Villers (Gallimard, 2026).
LE FIGARO. – Quel regard portez-vous sur le blocus des lycéens ? Est-il porté par certaines revendications légitimes ou s’agit-il de la défaite de la pensée ?
ALAIN FINKIELKRAUT. – Les lycéens bloqueurs s’insurgent contre le manque de moyens, le non-remplacement des professeurs, la dégradation de leurs établissements. Ils réclament 10 milliards tout rond pour cesser le mouvement. Moyennant quoi les plus motivés saccagent ou incendient les lycées et agressent des professeurs. Comment, dans ces conditions, peut-on en vouloir aux nouveaux agrégés et aux nouveaux certifiés qui sont de plus en plus nombreux à jeter très vite l’éponge ou même à choisir d’emblée une autre voie que l’enseignement ? Le contraste entre le contenu des revendications lycéennes et les moyens choisis pour les faire entendre est vertigineux.
Ce blocus des lycées s’inscrit-il dans une faille plus large…
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