l’avocate générale requiert la réclusion criminelle à perpétuité pour l’accusé


La représentante du ministère public, Émilie Abrantes, a demandé à la cour d’assises que la peine de Lucas Larivée soit assortie d’une période de sûreté de 22 ans.

L’avocate générale, Émilie Abrantes, a demandé à la cour d’assises de la Corrèze de condamner Lucas Larivée à la réclusion criminelle à perpétuité. Le jeune homme de 24 ans est accusé du viol et du meurtre de Justine Vayrac en Corrèze en octobre 2022.

La représentante du ministère public a requis une période de sûreté de 22 ans assortie à cette peine. La magistrate a défendu une peine, lui apparaissant «la seule qui soit juste», qui permet de «sanctionner Lucas Larivée» et de «protéger la société». La représentante du ministère public ne pouvait pas requérir une peine plus lourde.


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L’avocate générale a adressé ses derniers mots à l’accusé : «Victor Hugo a pu dire que la dignité de l’homme réside dans sa conscience. Vous avez assisté comme nous tous durant ce procès à l’incarnation la plus aboutie de la dignité humaine par la famille de Justine Vayrac. Pour votre part, vous avez fait le choix de rester prisonnier de vos mensonges». «Je forme le vœu, peut-être pieux, que vous pourrez vous inspirer de cette dignité humaine sur le chemin de votre amendement», a-t-elle ajouté.

«Je souhaiterais adresser mes premiers mots à la famille de Justine Vayrac. Vous avez été d’une dignité que je peux qualifier d’incroyable, d’exceptionnel», avait débuté Émilie Abrantes dans ses réquisitions, saluant «une leçon d’humanité pour nous tous».

La magistrate a rappelé cette scène surréaliste, jeudi, lorsque la mère de Justine Vayrac, alors en pleine audition, a couru au fond de la salle d’audience pour porter secours à un journaliste qui venait de faire un malaise. «Nous sommes restés pantois, cette scène illustre ce que vous êtes», a estimé la magistrate, avant de saluer la «dignité» du père de la victime «à l’évocation de sa peine incommensurable». «Nous avons ressenti à quel point, au plus profond de votre chair, Justine vous manque», a-t-elle ajouté.

Procureure de la République de Brive au moment des faits, Émilie Abrantes était en contact direct avec les parents de la victime lors des investigations. «Je suis fière d’avoir porté cette enquête avec des enquêteurs chevronnés qui ont travaillé jour et nuit pour tenter de retrouver Justine et d’interpeller celui qui avait pu lui faire du mal. Il est important que justice soit faite pour Justine», a-t-elle expliqué.

Plus d’informations à venir.



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