L’accord sur le Groenland «permet d’apaiser les choses» et «de réaffirmer la souveraineté danoise», se félicite Emmanuel Macron


«Le droit international est respecté, et que c’est ce que nous demandions. Donc c’est une bonne chose», a déclaré le président à son arrivée à Saint-Pierre-et-Miquelon.

L’aile droite de l’avion d’Emmanuel Macron a beau avoir frôlé la piste de l’aéroport de Saint-Pierre-et-Miquelon samedi soir, le président est apparu détendu à son arrivée. Dès sa descente de l’avion sous un ciel bleu mais avec de fortes rafales de vent, il s’est exprimé sur la teneur de sa visite. Interrogé sur l’accord trouvé entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland la veille, il a affirmé qu’il «permet d’apaiser les choses» et «de réaffirmer la souveraineté danoise» sur ce territoire arctique. «Je constate simplement que la souveraineté danoise est respectée, que le droit international est respecté, et que c’est ce que nous demandions», a insisté le président français, précisant que la Première ministre du Danemark l’avait «prévenu de la finalisation de ces discussions il y a quelques semaines». Une démarche «qui va vers l’apaisement», a-t-il estimé. «Nous avons des exercices conjoints avec le Danemark, le Canada, et les États-Unis lors d’opérations de défense très stratégiques. Et c’est là aussi où Saint-Pierre-et-Miquelon est très important.» Très vite, il a martelé que ce territoire était bien «français» et «attaché à la France», répliquant à une carte postée par Donald Trump qui couvre toute la région du drapeau des États-Unis et incluant le petit archipel d’Amérique du Nord.

En recevant le premier ministre canadien Mark Carney à Saint-Pierre-et-Miquelon, qui arrivera dimanche midi, le président français considère qu’il «envoie un message fort d’amitié. Nous respectons le Canada, son indépendance, sa volonté d’être autonome. Et le Canada respecte la France. Ça permet de faire des choses ensemble»

Dans le cadre de cette visite inédite, il sera question de pêche. Non seulement pour «développer beaucoup plus fortement nos activités et créer des emplois», a détaillé Emmanuel Macron. «Mais nous sommes aussi prêts à investir et à co-investir avec les Canadiens. Cette visite ouvrira une nouvelle page».


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En attendant de commencer ses séances de travail, le président a déposé une gerbe au monument aux morts, accompagné des élus locaux qui l’attendaient au pied de son Falcon à l’aéroport de Pointe-Blanche. Un moment solennel pendant lequel il a pris le temps de saluer toutes les personnes invitées, mais aussi les Saint-Pierrais qui s’étaient déplacés pour ce premier acte officiel. Louison et Valentin, deux jeunes de la sécurité civile qui encadraient Emmanuel Macron pour le dépôt de la gerbe, se souviendront longtemps de cet instant. Ensuite, le président dînait avec les élus locaux. Une occasion rare pour eux de présenter toutes les problématiques spécifiques de leur territoire si éloigné de la mère patrie. Nul doute qu’il les écoutera attentivement : «Saint-Pierre-et-Miquelon est au cœur des enjeux du globe dans cette région», a-t-il dit. Voilà qui devrait rassurer les 5 800 habitants qui se sentent souvent oubliés.



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