la défense demande le retrait d’un juré qui empêcherait le jury d’aboutir à un verdict


Jugée aux États-Unis, l’accusée encourt la prison à vie pour le meurtre par strangulation de ses enfants de cinq ans, trois ans et huit mois.

La défense de Lindsay Clancy, une mère américaine accusée d’avoir tué ses trois enfants dans une affaire ultra-médiatisée, a demandé jeudi le retrait d’un des jurés qui, selon elle, empêche le jury d’aboutir à un verdict après six jours de délibérations. L’accusée encourt la prison à vie pour le meurtre par strangulation de ses enfants de cinq ans, trois ans et huit mois. Lindsay Clancy, qui est en fauteuil roulant depuis sa tentative de suicide après le triple infanticide, reconnaît les faits mais plaide non coupable.

Sa défense avance qu’elle souffrait de psychose post-partum au moment des faits et qu’elle n’était pas responsable pénalement. Selon elle, une voix lui aurait ordonné de tuer ses enfants. Un argument rejeté par l’accusation qui soutient qu’elle avait planifié les meurtres et était capable de comprendre la portée de son geste. Les jurés s’étaient vus octroyer mercredi une dernière chance de s’accorder sur un verdict après avoir fait savoir à deux reprises qu’ils ne parvenaient pas à «rendre une décision unanime».


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L’unanimité requise

L’unanimité des 12 jurés est requise pour atteindre un verdict. L’avocat de l’accusée de 36 ans, Kevin Reddington, a demandé jeudi le retrait d’un juré qui, selon lui, «refuse d’écouter les instructions» du juge et bloque le processus. Le juge chargé de l’affaire a refusé cette demande, ordonnant aux jurés de reprendre leurs délibérations vendredi au tribunal de Plymouth (nord-est).

Cette affaire a suscité un vif débat aux États-Unis sur la santé mentale des mères. À la barre, psychiatres, proches ainsi que l’ex-mari de l’accusée et père des enfants ont décrit la détresse dans laquelle était plongée la mère de famille. Des dizaines de femmes se sont rassemblées pendant des semaines devant le tribunal pour apporter leur soutien à Lindsay Clancy. Elles espèrent que cette affaire sensibilisera à la psychose post-partum, un trouble qui touche une à deux femmes sur 1000 accouchements, selon les associations. Mais certains se sont indignés de la violence de ces infanticides et du soutien reçu par l’accusée.



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