la crise politique propulse le coût de la dette au plus haut depuis 2008


Les investisseurs s’inquiètent des turbulences politiques, après les appels à la démission lancées contre le premier ministre Keir Starmer. La livre sterling est également en baisse.

La crise politique qui secoue le gouvernement au Royaume-Uni contamine l’économie. Le taux d’intérêt des emprunts d’État britanniques à 10 ans a atteint vendredi son niveau plus haut depuis la crise financière de 2008, dans un contexte d’incertitudes économiques mondiales. Le taux à 10 ans, qui avait déjà atteint mardi des niveaux inédits depuis 2008, s’est envolé à un nouveau sommet de 5,144%. Le taux à 30 ans est lui monté jusqu’à 5,812% vendredi, frôlant également son niveau de mardi, qu’il n’avait pas connu depuis 1998. Le premier ministre britannique Keir Starmer lutte pour sa survie politique après des élections locales dévastatrices pour le Labour, à la suite de nombreuses polémiques qui l’avaient déjà fragilisé, et fait face ces dernières heures aux manœuvres de potentiels rivaux.

La livre sterling est également touchée par la crise politique. Celle-ci dévissait jeudi, les turbulences politiques au Royaume-Uni refroidissant les investisseurs malgré un taux de croissance solide qui offre une bouffée d’air au gouvernement travailliste. Jeudi soir, la monnaie britannique chutait de 0,86% face au billet vert, à 1,3407 dollar pour une livre. «La livre sterling reste au centre de l’actualité (…) alors que le Royaume-Uni continue de faire face à une situation politique difficile», notent les analystes de Monex USA.


Passer la publicité

Appels à la démission

La devise britannique «est clairement sous pression» et «la situation pourrait encore s’aggraver, car la crise effraie d’importants acheteurs d’obligations étrangers», soulignent-ils. Au rayon des bonnes nouvelles, l’économie britannique a toutefois progressé de 0,6% au premier trimestre, selon des statistiques publiées jeudi.

La pression sur le premier ministre Keir Starmer pour le pousser à la démission est encore montée d’un cran jeudi avec le départ du ministre de la Santé, Wes Streeting, pressenti comme son concurrent. Ce dernier, qui représente l’aile droite du parti travailliste, dit avoir «perdu confiance» dans le «leadership» du dirigeant britannique. Il n’a cependant pas confirmé son intention de briguer la direction du Labour, et d’ainsi tenter de détrôner Keir Starmer.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


9 + = 17