DISPARITION – Première Française à avoir publié dans la « Série noire » de Gallimard, la romancière à la fibre populaire a signé une cinquantaine d’ouvrages, dont plusieurs best-sellers.
Une vie et une œuvre réglées comme du papier à musique. Une fibre populaire qui lui a offert une place de choix en librairie. Fayard, éditeur historique de sa saga L’Esprit de famille, a annoncé la disparition de Janine Boissard à l’âge de 93 ans. « Nous garderons le souvenir de son extrême gentillesse et de son sens de l’humour vif et malicieux », écrit sur les réseaux sociaux la maison d’édition.
L’Esprit de famille, saga en six tomes publiés entre 1977 et 1984, a acquis le statut de phénomène littéraire. Plusieurs centaines de milliers d’exemplaires de ces aventures familiales, en partie autobiographiques, ont été vendus.
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Janine Boissard, la plume inoxydable
De multiples adaptations
Née à Paris en 1932, Janine Boissard est le troisième enfant d’un père sous-gouverneur du Crédit foncier. Sa jeunesse a été marquée par six pénibles années en pension. Elle a suivi des cours en humanités féminines, dont le but était de faire des parfaites maîtresses de maison. Janine Boissard pense plutôt à se consacrer à la chanson, avant de se jeter dans la littérature, sur les traces de Hugo ou Colette qu’elle admire. Elle est la première femme française à écrire pour la « Série noire » de Gallimard avec B comme Baptiste, sorti en 1971.
D’une fibre populaire, sentimentales et modernes, les publications se suivent et rencontrent un succès égal, d’Une femme en blanc à Marie-Tempête. Plusieurs réalisateurs ont adapté ses œuvres, de Denis Malleval à Édouard Molinaro (Une famille pas comme les autres). Son dernier livre, Elle parlait aux fleurs, est sorti en 2023. Dernière variation sur le thème de la famille d’une romancière qui composait et recomposait les relations au gré de sa prolifique imagination.
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