RENCONTRE – Avant sa première exposition parisienne, Galerie Joseph, l’ancien premier ministre dévoile les larges toiles abstraites qui tapissent son atelier, près de Toulouse.
Il ne faudra bientôt plus l’appeler Monsieur le premier ministre. Simplement maître. Un an après avoir quitté le Conseil constitutionnel, et après avoir occupé certaines des plus éminentes fonctions de la République, le singulier Laurent Fabius, 79 ans, commence une carrière de peintre. L’âge ne compte pas plus dans le domaine artistique qu’en politique, où certains de ses confrères rêvent d’une longévité à la Pierre Soulages. La silhouette du socialiste, qui reçoit Le Figaro dans son atelier toulousain, se détache sur une grande toile rouge. Il a jugé plus sage de ne pas enfiler sa blouse de peintre à l’ancienne, qui pourrait produire un involontaire effet « Puy-du-Fou », et privilégie la sobriété d’un pull bleu foncé. Dans cette tenue, rien ne ressemble plus à un homme de droite qu’un homme de gauche.
« Qu’est-ce qui a attisé votre curiosité ? Qu’un ancien responsable public se mette à la peinture ? », entame le septuagénaire. Difficile de nier. Les amateurs d’huiles…
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