Hervé Tullet décline la créativité au service des enfants


C’était juste avant la folie de la foire Art Basel Paris. Au Grand Palais, dans le Salon d’honneur où allaient bientôt défiler les collectionneurs, Hervé Tullet (né en 1958) conviait plusieurs dizaines d’enfants et d’adultes à participer à un grand atelier collectif. L’ambition ? Donner vie à son nouveau livre J’aime bien, publié par Bayard en association avec les éditions de GrandPalaisRmn.

Celui-ci recense plusieurs dizaines d’idées, qui ne nécessitent ni de savoir peindre, ni même de savoir dessiner, mais incitent chacun à faire quelque chose de ses mains, de sa créativité enfouie… Ainsi que de « tous ces carnets qu’on achète dans les musées », et qui dorment dans nos tiroirs en les recouvrant de dessins, en les découpant, en les assemblant.

Un artiste aux multiples projets

Créer, fédérer des sensibilités et des mains différentes autour d’un projet collectif, autrement dit « rendre l’art vivant » : voilà ce qui anime l’auteur hyperactif, qui sort cet automne pas moins de trois ouvrages simultanément. Il y a J’aime bien donc, mais aussi le livre pour enfants Wahou ! chez Bayard, et son autobiographie L’Enfant, chez Robert Laffont. Tout cela entre de multiples projets, dont un à venir au musée du Louvre – mais on n’en saura guère plus, si ce n’est qu’il y aura cette fois-ci une « restitution » de l’événement, une véritable exposition, telle qu’il en rêvait après l’atelier géant du Grand Palais, et qui n’avait pas pu se faire.

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