DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la victoire de l’Olympique de Marseille face à Troyes, dimanche soir au stade de l’Aube, en clôture de la 6e journée de Ligue 1.
Tops
Harit et Abdelli sauvent les meubles
De retour dans le XI marseillais de Bruno Genesio depuis le début de saison, Amine Harit, qui n’avait jusque-là pas encore trouvé le chemin des filets depuis le début de saison, a offert une victoire capitale à l’Olympique de Marseille, dimanche soir, sur la pelouse de l’Estac (0-2). Récompensé de ses nombreux efforts, l’ailier droit olympien – qui n’avait plus marqué depuis octobre 2024 avec l’OM – a profité de l’apathie de la défense troyenne pour ouvrir le score, au second poteau, peu après la reprise (50e). Même si tout n’est pas parfait dans le jeu de l’attaquant marseillais, il ne se cache pas et se bat pour l’équipe sans broncher. Son entraîneur le sait et lui fait confiance. Dimanche soir, ça a fini par porter ses fruits.
En grande difficulté depuis le début de saison, Himad Abdelli a lui aussi offert une bouffée d’oxygène à ses partenaires. S’il n’a pas été flamboyant face aux promus, le milieu de terrain, qui a failli trouver le chemin des filets en fin de première période (38e), a transformé avec autorité le penalty obtenu par Faris Moumbagna dans les toutes dernières secondes du match (90e+8). De quoi lui redonner un peu de confiance, car il en a grand besoin.
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Les «minots» assument
Kelyann Bezahaf, 20 ans, et Nouhoum Kamissoko, 21 ans, ont tous deux été titularisés pour la première fois de la saison face à Troyes. En l’absence de plusieurs cadres de l’équipe, comme Pierre-Emile Højbjerg, Geoffrey Kondogbia ou encore le capitaine Timothy Weah, le latéral droit et le milieu de terrain ont tenu la baraque pour leur baptême du feu en Ligue 1. Imperturbables et concentrés, les «minots» ont assuré, pour la plus grande joie de Bruno Genesio. Dans ce moment délicat et au cours d’une saison qui s’annonce pénible, l’OM a plus que jamais besoin de sa jeunesse. De bon augure, on l’espère.
L’Estac appliqué…
Il y avait la place… Malgré la défaite, plusieurs joueurs troyens ont livré une bonne prestation : le milieu offensif Antoine Mille, le latéral droit Lucas Maronnier, le défenseur central et capitaine Adrien Monfray, ou encore l’avant-centre Jérémy Le Douaron. Du mouvement, de l’engagement, du dépassement de soi… Les joueurs de Stéphane Dumont n’ont pas démérité face à un OM (plus que) prenable. Mais les promus ont livré une prestation bien trop «scolaire» pour pouvoir l’emporter.
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Flops
… mais trop «respectueux»
À défaut de manquer d’application et d’afficher un visage cohérent devant leurs supporters, les Troyens n’ont jamais su emballer cette rencontre devant leur public, comme s’ils avaient joué avec le frein à main, alors qu’une seule place au classement séparait les deux équipes… C’est dommage. Les joueurs de Stéphane Dumont, avant-derniers du classement, vont devoir en faire beaucoup plus dans les prochaines semaines s’ils ne souhaitent pas voir leur avenir dans l’élite s’assombrir davantage.
L’OM toujours convalescent
Le plus important est là pour les Phocéens : une victoire et trois points. Mais le contenu du match laisse encore grandement à désirer. L’OM a longtemps bataillé contre un modeste promu, encore en phase de découverte de l’élite, qui luttera pour son maintien. La place des Olympiens est-elle réellement là, cette saison ? À se battre contre les équipes de la seconde partie de tableau pour exister en Ligue 1 ? Les prochaines semaines, avec un calendrier plus abordable, seront décisives pour les Marseillais, qui semblent, actuellement, ne disposer ni d’un matelas confortable ni d’une marge conséquente face aux équipes les plus faibles du championnat. Légère éclaircie ce week-end pour l’Olympique de Marseille, mais le ciel reste (très) menaçant sur la Canebière.
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Paixão sidérant
Si la direction marseillaise a tout fait pour conserver son attaquant durant le mercato estival, c’est qu’il y avait une raison… Mais on la cherche toujours. Face à l’hécatombe de départs que l’OM a dû gérer durant l’intersaison pour équilibrer ses comptes, Igor Paixão semblait être «le dernier des Mohicans», l’ultime soldat de qualité sur les bords de la Canebière. Mais, depuis le début de saison, le Brésilien déçoit. Beaucoup. Une nouvelle fois, dimanche soir dans l’Aube, l’ailier gauche phocéen, toujours sans le moindre but cette saison, a tout manqué. Énormément d’erreurs et d’approximations techniques pour le numéro 14, qui n’a pas répondu présent, alors que Marseille, en situation d’urgence, avait besoin de lui. Pourquoi l’avoir gardé alors que l’OM aurait pu en tirer un bon prix ? Avec Paixão, il y a erreur de casting. Et une grosse. Sans oublier sa frustration et son mécontentement – légitimes au vu de sa prestation – au moment de son remplacement, qui ont provoqué une prise de bec avec son entraîneur, Bruno Genesio, à sa sortie du terrain (87e). L’OM aurait pu s’en passer… Effarant.
Gouiri transparent
Au-delà d’Igor Paixão, c’est toute l’attaque marseillaise qui s’est montrée globalement atone. Mention spéciale pour Amine Gouiri qui n’a tout simplement pas existé, tant sur le plan individuel que collectif, sur le front de l’attaque phocéenne. L’OM donnait l’impression de pouvoir jouer une éternité de cette manière… sans jamais parvenir à trouver le chemin des filets. Merci les erreurs défensives troyennes.
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