Les douanes des Pays de la Loire se montrent optimistes sur les causes de l’effondrement des flux liés au trafic de drogue, au terminal portuaire nazairien. Et ce, malgré les alertes de la Cour régionale des comptes sur l’infiltration des réseaux de narcotrafiquants.
Dissuasion accrue ou discrétion absolue ? À rebours de la tendance observée depuis quelques années, les saisies de stupéfiants réalisées sur le site du terminal portuaire du Grand Ouest, dans l’agglomération de Saint-Nazaire, se sont effondrées en 2025. Il s’agit là de l’une des dynamiques les plus saillantes du bilan annuel de la direction régionale des douanes des Pays de la Loire, rendu, lundi 30 mars. Et d’un motif de satisfaction des autorités.
«Les organisations criminelles s’adaptent par rapport à nos lieux de saisie – et nous aussi nous nous adaptons», a indiqué, mardi matin, la directrice régionale des douanes, Valérie Jimenez, au micro d’Ici Loire Océan, en soulignant la corrélation de cette baisse avec une dynamique nationale. Plutôt qu’une adaptation des trafiquants, les autorités supposent, par ailleurs, que le déploiement, en avril dernier, de scanners mobiles de basse intensité, a aussi pu jouer un rôle dissuasif tout en réalisant des contrôles moins intrusifs. Un report éventuel a pu se faire sur le trafic routier qui a cru de manière considérable en 2025. D’importantes quantités de drogue ont notamment été saisies en provenance d’Espagne.
Hausse des saisies de cocaïne
En septembre, la Cour régionale des comptes avait étrillé le Grand Port de Nantes-Saint-Nazaire, en soulignant, entre autres, la porosité croissante de l’établissement public aux réseaux de trafic de drogue, évoquant des «risques forts et avérés» d’infiltration par les réseaux de narcotrafiquants. Dans ses recommandations, la Cour préconisait ainsi de renforcer les mesures de prévention de la corruption.
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Autre indicateur sensible, les saisies de cocaïne dans les Pays de la Loire ont été multipliées par cinq l’année dernière, formant un nouveau record historique, en phase avec la tendance nationale. Les masses concernées restent néanmoins réduites, puisqu’il ne s’agit «que» de 63 kg de ce stupéfiant. La cocaïne représente tout de même près de 22,5% des 283 kg de drogues saisies par les douanes régionales en 2025 – d’après le document de synthèse que Le Figaro a pu consulter.
Par comparaison, près de 13,6 tonnes de tabac de contrebande ont été saisies l’an dernier. 14 armes à feu et quelque 747.000 euros figurent également au tableau de chasse des douaniers. Parmi les curiosités, un colis saisi en juillet contenait 242 engins pyrotechniques… accompagnés d’autocollants de supporters du FC Nantes.
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