Exportations de bovins viande – Début 2023, l’Espagne s’est tournée vers les broutards lourds français


Si les exportations françaises de broutards sont en déclin depuis le début de l’année en raison de disponibilités en berne, on note un dynamisme inédit des envois de broutards de plus de 300 kg vers l’Espagne.

L’Espagne s’est distinguée par ses achats de broutards lourds français début 2023, notent les dernières Tendances viande de l’Idele.

Sur le premier trimestre, nos exportations de broutards mâles de plus de 300 kg vers l’Espagne ont de fait grimpé de 90 % par rapport à 2022, avec un niveau record de 10 000 animaux exportés. Sur le seul mois de mars, elles ont été multipliées par 2,4 par rapport à mars 2022, à 4 000 têtes.

Sur le premier trimestre, les exportations françaises de broutards mâles lourds vers l’Espagne ont grimpé de 90 % par rapport à 2022 ( © Idele)

Pourquoi cet engouement ? La sécheresse qui frappe le pays depuis cet hiver « pourrait avoir réduit les effectifs de broutards de qualité en Espagne et encouragé les engraisseurs à se tourner vers les animaux français », explique l’institut technique.

Et la crainte d’une flambée des coûts les aurait dirigés vers des animaux nécessitant une durée d’engraissement plus courte, donc des animaux plus lourds.

Sur le premier trimestre, les exportations de broutards légers (moins de 300 kg) vers l’Espagne étaient de leur côté en recul de 6 % par rapport à 2022, à 16 000 têtes. Elles se sont néanmoins stabilisées à 6 000 têtes en mars (+ 10 % /2022 mais – 44 % /2021).

Les achats de broutards lourds français ont « absorbé une partie des broutards lourds correspondant habituellement au marché algérien », précise l’Idele.

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Sans nouvelles licences vers l’Algérie, les envois de maigre vers les pays tiers se sont d’ailleurs réduits : « en cumul sur trois mois, 9 000 broutards ont quitté la France vers la rive sud de la Méditerranée (- 55 % /2022) dont 6 500 vers l’Algérie (- 61 % /2022), grâce à des licences datant de l’an dernier ».

Quant aux envois vers l’Italie, ils ont baissé de 6 %/2022 sur les trois premiers mois de l’année : les besoins en broutards des engraisseurs italiens ont été limités par « la baisse des disponibilités en France et la consommation peu dynamique du fait de l’inflation et la concurrence des viandes importées de Pologne, d’Allemagne et de France ».

Toutes destinations confondues, les exportations françaises de broutards ont atteint 421 000 têtes en cumul de janvier à mai, soit un recul de 5 % par rapport à 2022.

Ils se sont un peu redressés en avril-mai après un creux en début d’année, atteignant « un niveau équivalent » à celui de 2022. À noter aussi, la baisse des envois de broutards charolais par rapport aux limousins, les premiers étant « privilégiés par les engraisseurs français et plus touchés par la décapitalisation ».



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