en Floride, des migrants enfermés dans des cages de la taille d’une cabine téléphonique


Ce centre de rétention, monté à la va-vite sur un aérodrome abandonné au milieu de la région marécageuse des Everglades, a fonctionné pendant un an, entre début juillet 2025 et juin 2026.

Des migrants ont été placés temporairement dans des mini-cellules grillagées de la taille de cabines téléphoniques au centre de rétention «Alcatraz des alligators», désormais fermé, selon une enquête interne du ministère de l’Intérieur (DHS), identifiant une pratique «sans précédent» aux États-Unis.

Ce centre de rétention surnommé «Alcatraz des alligators», combinaison de références à la faune sauvage locale et à la célèbre île-prison de la baie de San Francisco, a fonctionné pendant un an en Floride (sud-est), entre début juillet 2025 et juin 2026. L’Inspection générale du DHS y a mené une visite inopinée le 21 janvier 2026.


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Dans son rapport daté de vendredi, elle expose qu’entre le 17 juillet 2025 et le 18 janvier 2026, 79 personnes ont été confinées dans des cellules individuelles grillagées avec une «surface au sol d’environ 1,67 m2» pour une durée «allant de quelques minutes à près de deux heures». «Le recours à ces petites cellules grillagées, quelle qu’en soit la raison, est sans précédent parmi les centres de rétention inspectés par l’Inspection générale», observe l’enquête interne. Y «enfermer des individus présente des risques significatifs pour la santé et le bien-être des personnes détenues», souligne-t-elle. «Le recours à ce genre d’espaces restreints n’est pas conforme aux normes de respect de la dignité humaine», insiste-t-elle.

Dortoirs surpeuplés

Selon le rapport, le personnel du centre décrit ces cellules grillagées, d’environ 1,30 m de côté et 2,40 m de haut, comme des «espaces de calme», conçus pour «permettre aux détenus de se calmer et de passer un moment seul». Il indique que les migrants n’y étaient pas enfermés à clé, les enquêteurs ayant toutefois constaté la présence de mécanismes de verrou. Nombre d’autres manquements ont été identifiés, entre dortoirs surpeuplés, manque de soins médicaux et mauvaises conditions d’hygiène.

Donald Trump s’était déplacé à l’«Alcatraz des alligators» juste avant sa mise en service, à l’été 2025. Le centre, fait de pavillons de toile blanche sans fenêtre, venait d’être monté à la va-vite sur un aérodrome abandonné au milieu de la région marécageuse des Everglades. «On a beaucoup de flics sous forme d’alligators», s’était moqué le président américain. Plusieurs migrants avaient témoigné auprès de l’AFP de conditions de rétention épouvantables.



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