EN DIRECT – Présidentielle 2027 : Faure et Glucksmann s’écharpent sur la notion de génocide à Gaza


«Je suis pour la reconnaissance de l’État de la Palestine et pour la sécurité d’Israël», avance Emmanuel Maurel

Olivier Faure assure avoir «une cohérence simple» sur la question de Gaza. «Je suis avec les Ouïghours qui sont dans une position de génocide avec le gouvernement chinois. Je tente de garder cette cohérence avec les Palestiniens», poursuit-il.

«La cour pénale internationale est sous sanction américaine !», s’emporte Raphaël Glucksmann. «Nous devons avoir notre propre position, et ne pas fonctionner en fonction de ce que nos opposants pensent», affirme Olivier Faure malgré les injonctions diverses de ses adverses.

«Il faut aborde ces questions avec beaucoup de sang-froid. Je suis pour la reconnaissance de l’État de la Palestine, pour la sécurité d’Israël. Il faut condamner encore plus les colonisations en Cisjordanie. Le rôle de la France n’est pas seulement sur ce conflit, elle doit aussi s’impliquer sur la question du Liban. On doit aussi être solidaires des Iraniens qui sont pris en tenaille», glisse Emmanuel Maurel.

«La dernière fois que j’ai pris la parole sur le conflit à Gaza, mes propos ont été déformés», a repris Ségolène Royal. «Pour ceux qui ne veulent pas utiliser le mot génocide, ils pensent que l’utiliser c’est renforcer le Hamas. Mais il y a des ministres israéliens qui assurent qu’il faut un génocide (…) et qu’une solution à deux États n’est pas (souhaitable).»

Passe d’armes sur la qualification de génocide à Gaza entre Glucksmann, Guedj et Faure

Les candidats sont désormais interrogés sur la situation internationale. Sur Gaza, la France n’a pas su faire respecter une position claire, selon Olivier Faure. Il indique qu’à la tête du pays, il aurait dénoncé un «génocide».

Jérôme Guedj, lui, ne veut pas utiliser ce terme de «génocide». «Je soutiens la cause palestinienne depuis mes plus jeunes années», a-t-il assuré, dénonçant la «nazification de l’État d’Israël» promue par certains. «Si on veut apporter de la nuance, on dit qu’on condamne évidemment, mais je ne vois pourquoi, Olivier, et je trouve ça désolant que tu te sois engouffré dans cette sémantique, qu’on décide qui sont les purs et qui ne sont pas les purs.»

Olivier Faure rétorque: «Je ne pense pas que le premier ministre espagnol puisse être accusé comme Jérôme vient de le faire. La vérité, c’est que je souhaite la sécurité d’Israël. La définition de génocide est claire (…) La question d’un responsable politique, c’est de prévenir, pas de constater quand c’est trop tard.»

«Olivier, tu vas m’écouter. Ce que tu fais est largement obscène. On sait ce que tu fais, toi et moi. Mon combat, c’est que Netanyahou paie pour ses crimes», a répondu Raphaël Glucksmann.

«Cet empire russe ne supporte pas ce que nous incarnons», avance Jérôme Guedj

Jérôme Guedj veut que la France retrouve sa «capacité à peser sur le débat international», notamment en développant son «armement». «Je veux dire avec un peu de gravité que la guerre est effroyable, mais il y a des paix “munichienne” qui préparent des guerres. C’est inscrit dans le calendrier des pays baltes ou dans l’Est. Cet empire russe ne supporte pas ce que nous incarnons : notre liberté d’expression, notamment», glisse le député socialiste.

«Il y a encore cette tentation de présenter l’invasion de l’Ukraine comme une affaire russo-ukrainienne», rétorque Glucksmann à Royal

«Nous sommes tous pour la paix, mais la paix ce n’est pas céder aux tyrans qui déclenchent des guerres», rétorque Raphaël Glucksmann à Ségolène Royal. «Il y a encore cette tentation de présenter l’invasion de l’Ukraine comme une affaire russo-ukrainienne. Mais Vladimir Poutine se présente comme un adversaire de ce qu’il dit être l’euro-fascisme. Quand il envoie un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig en Allemagne, il s’attaque à l’UE», a-t-il dit.

«Je n’ai jamais contesté le rapport de force», reprend Ségolène Royal. «Mais cette guerre pose des dégâts considérables. Cette guerre doit s’arrêter. Je n’ai pas le même avis»

«Il y a un problème. Pour l’instant, Poutine ne veut pas négocier», déclare Emmanuel Maurel. «Je pense qu’on doit continuer à aider l’Ukraine financièrement, militairement. La France a perdu sa voix en diplomatie. Cette dernière doit retrouver sa force».

«Le pape Léon a donné des leçons de paix magistrales», loue Ségolène Royal

Interrogé sur d’éventuelles discussions avec Vladimir Poutine, Olivier Faure estime «qu’il n’y a aucun signe tangible» d’une volonté du maître de Kremlin de dialoguer. «Il dit que son chemin ne s’arrête à l’Ukraine», analyse le patron du PS.

«Toute guerre est une affreuse tragédie humaine», enchaîne Ségolène Royal. «Les pays des guerres dont sont victimes de colonisation comme c’est le cas avec l’Ukraine. Le pape Léon a donné des leçons de paix magistrales il y a quelques jours. le dialogue ne doit jamais être rompu. La France et l’Europe ont un rôle à jouer. Nous devons arrêter les crises économiques dans le monde», poursuit l’ex-candidate à la présidentielle de 2007. Sans «négociations» avec la Russie, «la naïveté et le jusqu’au-boutisme ne sont pas les solutions», poursuit-elle en pointant du doigt ses rivaux.

Jordan Bardella accusé d’antisémitisme : les candidats de la gauche estiment qu’il s’est «disqualifié»

Les candidats sont désormais interrogés sur Jordan Bardella, accusé d’antisémitisme. Est-il disqualifié pour être premier ministre de Marine Le Pen ? «C’est sûr qu’il est disqualifié. Si j’avais commis les mêmes écrits, je partirai.»

«Le RN a réussi à arnaquer un certain nombre d’électeurs en disant qu’ils n’étaient pas antisémites», a réagi Emmanuel Maurel.

«Il y a eu la tentation, dans une partie des élites, de croire à cette banalisation (de l’extrême droite). Nous ne nous y résolurons jamais», a dit Raphaël Glucksmann.

«Je veux m’adresser aux électeurs du RN, à ceux qui portent des colères. Vous disiez qu’on avait perdu le vote populaire, et je veux m’adresser à eux sur chacune de leur colère», a-t-il dit.

Ségolène Royal s’interroge sur «comment la posture a-t-elle pu durer aussi longtemps?» «Il ne s’est jamais démarqué (de) Jean-Marie Le Pen. La vraie question qui se pose, c’est peut-il rester député européen?», a-t-elle dit,

«Battons-les dans les urnes» : Édouard Philippe en désaccord avec l’interdiction de LFI proposée par Bruno Retailleau

Édouard Philippe préfère mener un «combat politique» plutôt qu’un «combat juridique» contre La France insoumise (LFI). Un désaccord avec son rival des Républicains, Bruno Retailleau, convaincu que la «question se pose» d’interdire la formation de Jean-Luc Mélenchon, qu’il accuse d’«essayer d’organiser l’insurrection», en pleine mobilisation dans les lycées.

L’interdiction de LFI, «je ne crois pas que ce soit possible d’un point de vue juridique, je suis même certain que ça ne l’est pas. Et surtout, je crois que ce n’est pas sur ce terrain qu’il faut lutter contre La France insoumise, contre ses excès», a indiqué l’ancien premier ministre jeudi, lors d’une réunion publique à Annemasse (Haute-Savoie). «Battons-les dans les urnes», a-t-il fait valoir.

Loris Boichot

Guedj veut conditionner les aides aux entreprises aux augmentations des salaires des employés

Sur la question des salaires, Jérôme Guedj veut conditionner les aides aux entreprises aux augmentations des salaires des employés. «Pour augmenter les salaires, il faut produire plus dans ce pays», ajoute-t-il.

Raphaël Glucksmann souhaite, de son côté, «une hausse du salaire net sur la fiche de paie». «Il est urgent que le capital, les grands héritages, participe beaucoup plus. Si nous ne réglons pas ce problème, nous aurons l’extrême droite au pouvoir.» Olivier Faure, lui, propose un salaire minimum anti-inflation. «Je crois que l’indécence cesse et qu’un euro de dividende versé soit égal à un euro versé aux salariés», dit-il.

Pour Ségolène Royal, la baisse de la CSG «affaiblirait» la Sécurité sociale

«Il faut arrêter de parler de charges sociales. Ceux qui plaident pour ça ce sont les assurances privées», a dit Ségolène Royal, expliquant que la mesure proposée par Raphaël Glucksmann affaiblirait la sécurité sociale.

Elle veut en revanche utiliser l’IA pour lutter contre les fraudes fiscales.

«On reproduit une société de privilégiés», regrette Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann «propose de baisser la CSG sur les salaires». «Ce n’est pas un impôt. Je le finance avec la taxation des méga-heritages. On reproduit une société de privilégiés !», glisse Raphaël Glucksmann. Olivier Faure se porte en faux aux propositions du concurrent.

«Commençons par l’indexation du smic sur l’inflation», intervient Emmanuel Maurel. «Il y a des minimas sociaux qui sont en dessous du SMIC. Nous devons aussi faire respirer la Sécurité sociale !», poursuit le député de la gauche républicaine et socialiste.

Jérôme Guedj souhaite «bloquer les marges du raffineur»

Jérôme Guedj veut «bloquer les marges du raffineur», «parce que dans les zones rurales, dans les sous-préfectures, les gens sont obligés d’avoir deux voitures».

Il a également une proposition sur l’électrification. «Il faut une voiture électrique produite en France ou en Europe disponible à moins de 15.000 euros. On n’a pas de pétrole, mais on a de l’électricité.»

«Nous ramènerons des entreprises dans les territoires isolés», promet Raphaël Glucksmann

«Qui bénéficie en premier des aides ? C’est Carrefour et Total. On arrose, on saupoudre. On devrait choisir d’aider des personnes en difficulté. Nous procéderons à la réindustrialisation et nous ramènerons des entreprises dans les territoires isolés», promet Raphaël Glucksmann, l’eurodéputé de Place publique.

Pour Raphaël Glucksmann, le pouvoir d’achat tient «d’abord» aux «salaires»

«Je propose d’augmenter le chèque énergie qui vise 6 millions de ménages modestes, de l’augmenter à 600 euros et de l’étendre aux classes moyennes. On dépenserait 7 fois moins et on aidera plus ce qui en ont besoin», a fait savoir Raphaël Glucksmann. Selon qui : «Le pouvoir d’achat, c’est d’abord la question des salaires qui sont trop bas dans notre pays.»

Ségolène Royal appelle à baisser les taxes sur l’essence

«Avant de faire un grand emprunt, il faut remettre les comptes en ordre», cingle Ségolène Royal. «Nous sommes face à une crise financière considérable. On vient d’emprunter avec un taux à 4,91, c’est plus haut que la crise en 2008. Nous sommes au bord du gouffre. Le gouvernement aurait dû reconduire le budget. La crise du pouvoir d’achat atteint des sommets», assure-t-elle, appelant à baisser les taxes sur l’essence, pour qu’elle coûte 1,6 euro le litre.

Emmanuel Maurel s’insurge contre le deux poids deux mesures fiscal

Emmanuel Maurel s’insurge contre le deux poids deux mesures fiscal : «Là, c’est les retraités, les familles, les APL pour les étudiants. Mais par contre, on va baisser la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les entreprises. Eux, on ne leur demande pas des efforts», a-t-il indiqué, se faisant le porte-voix de l’incompréhension de ses électeurs.

Olivier Faure veut mettre en place une taxe Zucman

Interrogé sur la taxe Zucman, Olivier Faure annonce qu’il «y en aura une» s’il est élu président de la République. «Nous devons faire en sorte que ceux qui peuvent payer paient et ceux qui doivent être accompagnés seront accompagnés», poursuit-il. «Je plaide pour un grand emprunt citoyen comme Emmanuel Maurel», ajoute le patron du PS, entraînant les sourires entendus des autres candidats.

Jérôme Guedj propose de faire des économies «à condition qu’elles ne pénalisent pas le pouvoir d’achat, l’accès aux soins»

Face au bilan économique très mitigé d’Emmanuel Macron, Jérôme Guedj qualifie d’«échec» la politique du ruissellement voulue par le président dès 2017. Comme solutions, le socialiste «propose de faire des efforts, des économies, à condition qu’elles ne pénalisent pas le pouvoir d’achat, l’accès aux soins, ni les niveaux des prestations touchées par les uns ou par les autres.»

«Ce pouvoir ne leur donnera rien» : Ségolène Royal appelle les lycéens au calme et accuse LFI

Ségolène Royal «appelle les lycéens au calme». «Quand LFI les pousse à faire monter la violence, il les pousse à prendre des risques, (alors) que ce pouvoir ne leur donnera rien». «On n’a pas le droit de laisser un pays dans cet état aux prochaines générations», a-t-elle ajouté.

«La droite et l’extrême droite se sont jetées sur les incidents pour discréditer un mouvement qui est légitime», tacle Emmanuel Maurel

«Il y a des choses à revoir dans le respect du maintien de l’ordre. Mais la droite et l’extrême droite se sont jetées sur les incidents pour discréditer un mouvement qui est légitime car il peut engranger des gains», a déploré Emmanuel Maurel, redisant son «soutien» au personnel de l’Éducation nationale, «moins bien payé que la moyenne de l’UE et de l’OCDE».

«La France insoumise, ce n’est pas notre sujet», s’accordent les candidats

«Les lycéens manifestent, et là on va parler de LFI, de la police. Mais on va oublier les origines du mouvement. Il faut assurer la mixité scolaire, qu’il n’y ait plus d’écoles pour les enfants de riche et pour tous les autres», a expliqué Olivier Faure. «On ne va pas passer notre journée à parler de LFI.»

Au tour de Raphaël Glucksmann de prendre la parole. «On est en train de s’effondrer dans tous les classements nationaux. La France insoumise, c’est pas notre sujet actuellement». Pour réduire les inégalités, «il faut réduire le nombre d’élèves par classe», martèle-t-il.

«Certains responsables de la LFI jouent à un jeu dangereux», pointe Jérôme Guedj

Le député PS Jérôme Guedj estime que ce n’est pas aux «personnalités politiques de donner des ordres aux lycéens». «Certains responsables de la LFI jouent à un jeu dangereux. Il faut un maintien de l’ordre avec discernement, mais il ne faut pas introduire l’appel à la violence dans notre société», enchaîne-t-il.

Le gouvernement a «perdu le contact avec le peuple français», tance Ségolène Royal

L’ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal appelle «au calme» ce soir «car le pouvoir ne donnera rien». «Ils ont vu le déclassement de l’école, l’absence de professeurs dans les classes. Tout cela n’a pas été pris en compte. Ils n’ont pas su répondre aux agriculteurs, les infirmiers, les éleveurs. Je refuse de voir des policiers devant nos lycées comme si c’était une guerre civile. Ils ont perdu le contact avec le peuple français», poursuit-elle, assurant «qu’il est possible de président la France d’une autre manière».

Les candidats au débat de la primaire de la gauche

De gauche à droite : Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj.
Capture d’écran

«Ce n’est pas le rôle d’un responsable politique de dire aux lycéens ce qu’ils doivent faire», selon Emmanuel Maurel

«La gauche doit tenir un discours de fermeté. On ne s’attaque pas aux enseignants. Mais elle doit aussi tenir un discours de fermeté sur une école qui reproduit le plus les inégalités sociales dans toute l’Union européenne. Elle doit répondre aux colères des lycéens et aux enseignants», a repris Raphaël Glucksmann. Condamnant les «violences», Raphaël Glucksmann évoque aussi les violences de certains policiers, qui auraient tiré «avec des LBD» dans le visage d’un étudiant.

Emmanuel Maurel, de son côté, dénonce les actes d’Emmanuel Macron, et son «pouvoir indifférent» au sort des gens. «Entre nous, ce n’est pas facile d’avoir 18 ans aujourd’hui. C’est la génération qui a connu le Covid, qui angoisse avec ParcoursSup…», a-t-il dit. «Ce n’est pas le rôle d’un responsable politique de dire aux lycéens ce qu’ils doivent faire», a-t-il toutefois nuancé.

«Les violences sont insupportables», lâche Olivier Faure

Interrogé sur les violences en cours dans les établissements scolaires, , le député PS Jérôme Guedj «condamne» ces excès. «Ils demandent à avoir des conditions dignes. Ils ne veulent pas un four l’été et un frigo l’hiver», rajoute-t-il.

Le patron du PS Olivier Faure veut que l’on «s’intéresse à ce qu’il se passe dans les lycées», comme l’état «déplorable des toilettes». «Les violences sont insupportables et viennent dévoyer ce mouvement qui est de base pacifique. Pourquoi avoir attendu 10 jours de la part du gouvernement avant d’agir ? Il faut une prise de conscience», ajoute-t-il.

Olivier Faure.
Sarah Meyssonnier / REUTERS

Olivier Faure veut être le président de la «France juste»

Olivier Faure, de son côté, «pense» aux lycéens dans la rue. «À eux comme à vous, on a dit que rien n’était possible. C’est faux. Je serai le président qui tient la promesse républicaine. Je serai le président de la transition écologique, le président qui veut une France juste et un ordre international juste. Je serai le président de la France créative.»

Ségolène Royal évoque une «répression» contre les lycéens

Ségolène Royal, elle, se «dit que ce que nous vivons depuis 10 ans, c’est le contraire de ce que je pense de la politique», évoquant une «répression», d’abord contre les Gilets jaunes, puis contre les lycéens aujourd’hui. «Faire de la politique, c’est aimer les Français. Je veux une France tranquille et un ordre juste. A chaque fois que l’on peut, je veux panser les plaies. Ma priorité, ce sera de mettre un pacte pour les prochaines générations.»

Ségolène Royal.
Abdul Saboor / REUTERS

«Si rien ne change, Marine Le Pen sera à l’Élysée dans moins d’un an», craint Raphaël Glucksmann

Au tour de Raphaël Glucksmann de prendre la parole. «Nous avons besoin d’un Big bang pour la justice fiscale et sociale. Les temps sont graves, le prochain président de la République devra affronter un monde de menaces et de guerre. Cette élection ne ressemblera à aucune autre, et si rien ne change, Marine Le Pen sera à l’Élysée dans moins d’un an», a assuré Raphaël Glucksmann.

Jérôme Guedj rappelle son choix d’avoir «assumé une rupture avec la gauche du bruit», LFI

Pour le député PS Jérôme Guedj, «l’enjeu de la primaire, c’est de savoir quelle est la gauche que veulent les électeurs». «J’ai fait le choix d’assumer une rupture avec la gauche du bruit», ajoute-t-il, en référence avec sa rupture avec LFI lors des législatives en 2024.

Emmanuel Maurel plaide pour «un grand emprunt citoyen»

Le candidat de la gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel veut «changer la vie des Français» et «transmettre à ses enfants une planète habitable». Il plaide pour «un grand emprunt citoyen».

Le deuxième débat de la primaire de la gauche commence

Les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate se retrouvent jeudi soir pour un deuxième débat télévisé, qui devrait à nouveau mettre en avant leur division sur la question d’une éventuelle alliance avec LFI.

Pour Édouard Philippe, «il est quasiment établi» que Jordan Bardella a tenu des propos «scandaleusement antisémites»

«Il est quasiment établi» que Jordan Bardella a tenu des propos «à caractère manifestement et scandaleusement antisémites», a estimé Édouard Philippe jeudi après un nouvel article de Mediapart sur le président du RN. «Il appartiendra à lui et à la formation politique dont il fait partie d’en tirer les conséquences», a ajouté le candidat Horizons à l’élection présidentielle, ajoutant : «avec les extrêmes, lorsque vous chassez le naturel, il finit toujours par revenir au galop».

Le média Mediapart a publié jeudi des éléments d’authentification, via la maison-mère de Facebook, Meta, et un huissier, des messages antisémites datant de 2013 attribués au président du RN Jordan Bardella, dont ce dernier a de nouveau démenti être l’auteur.

Accusations d’antisémitisme: «La prétendue «investigation» s’effondre déjà», réagit Jordan Bardella, qui annonce déposer plainte pour «faux et usage de faux»

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a continué jeudi de nier être l’auteur de messages antisémites datant de 2013, après la publication par Médiapart d’éléments d’authentification provenant notamment de la plateforme de messagerie Messenger.

«Les pseudo-preuves de Mediapart sont enfin sorties : des montages grossiers, d’obscures captures d’écran manipulables, reprenant des propos ignobles que je n’ai évidemment jamais tenus», a-t-il déclaré sur X, ajoutant qu’il allait déposer plainte pour faux et usage de faux. «La prétendue «investigation» s’effondre déjà», ajoute-t-il sur X, et annonce qu’il déposera plainte pour «faux et usage de faux».

«Rien ne prouve» l’authenticité des messages attribués à Bardella, affirme le député RN Tanguy

«Rien ne prouve» l’authenticité des messages attribués par Mediapart à Jordan Bardella, affirme le député RN Jean-Philippe Tanguy.

Mediapart assure avoir pu authentifier, via Facebook et un huissier, les messages antisémites attribués à Jordan Bardella

Le média Mediapart révèle jeudi avoir pu authentifier, via la maison-mère de Facebook Meta et un huissier, les messages antisémites datant de 2013 attribués au président du RN Jordan Bardella, dont ce dernier dément être l’auteur.

Le journal en ligne publie des captures d’écran des messages antisémites qu’aurait envoyés Jordan Bardella à une autre personne sur la plateforme Messenger en 2013. L’interlocuteur du président du RN a demandé à Meta un téléchargement de cette conversation Messenger, dont l’extraction a été authentifiée par un huissier, toujours selon Mediapart.

«Inamovible», «indéboulonnable» : Gérard Larcher décroche sa sixième élection à la tête du Sénat

Quinze années de présidence. La réélection de Gérard Larcher à la tête du Sénat jeudi confirme l’ancrage d’un personnage politique incontournable.

Face à lui, trois autres candidats étaient annoncés: Patrick Kanner, sénateur du Nord et président du groupe socialiste, Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et présidente du groupe communiste, puis Mélanie Vogel, sénatrice des Français établis hors de France.

Le président du Sénat, Gérard Larcher.
Sarah MEYSSONNIER / REUTERS

Mais sans surprise, le président sortant s’est qualifié dès le 1er tour, en récoltant la majorité absolue des suffrages, avec 203 voix sur 302 votes exprimés. «Monolithe insubmersible», applaudissent certains de ses pairs, en souriant.

Feu sur LFI ou sur le gouvernement : les candidats à la présidentielle s’emparent du conflit lycéen

À sept mois de la présidentielle, les candidats tentent de tirer parti de la mobilisation lycéenne pour cibler leurs opposants : centre, droite et extrême droite font feu sur LFI, accusé d’attiser les violences. La gauche dénonce «l’irresponsabilité du gouvernement» dans sa réponse politique et policière.

Face aux violences croissantes observées depuis le début de la semaine, le coupable pour le camp gouvernemental est tout trouvé : les élus LFI, accusés dès lundi par Sébastien Lecornu d’entretenir une «surenchère irresponsable» en appelant à «étendre» le mouvement.

Jeudi, le ton est monté d’un cran : le candidat Renaissance Gabriel Attal a demandé aux Insoumis «d’arrêter d’utiliser les jeunes comme de la chair à canon» pour les envoyer «se mettre en danger eux-mêmes et mettre en danger d’autres personnes, des forces de l’ordre, des personnels de l’éducation nationale».

«L’exploitation cynique des lycéens par LFI et les forces politiques qui veulent tout conflictualiser est scandaleuse. Tout peut déraper très vite. Et tout drame serait immanquablement exploité par ceux qui ont intérêt à l’affrontement», a renchéri son concurrent à la présidentielle Horizons Édouard Philippe.

Plus à droite, l’angle d’attaque est le même. «En envoyant ses députés devant les établissements, Jean-Luc Mélenchon porte une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd’hui notre pays», a tonné Marine Le Pen sur X.

Le candidat LR Bruno Retailleau voudrait même faire étudier «l’interdiction de LFI, un parti qui est fasciné par la violence, qui appelle à la sédition et même qui essaie d’organiser l’insurrection».

Pas-de-Calais : démission d’un élu RN qui avait porté un tee-shirt suprémaciste blanc

Un adjoint au maire d’une commune du Pas-de-Calais conquise par le Rassemblement national en mars a démissionné après le tollé provoqué par son port d’un tee-shirt avec un slogan suprémaciste blanc lors d’une récente réunion publique, a appris jeudi l’AFP.

La maire de Grenay, Daisy Duveau, avait demandé lundi sa démission de ses fonctions d’adjoint aux sports et de conseiller municipal, en raison de son «attitude vestimentaire jugée inacceptable et inadéquate», selon un communiqué de la mairie. L’élu en question a démissionné «le jour même», a assuré jeudi la mairie à l’AFP. Retrouvez l’article complet ci-dessous.

Présidentielle 2027: que disent les derniers sondages ?

Les choses sérieuses commencent pour les candidats à l’élection présidentielle, mais aussi pour les sondeurs chargés d’évaluer leurs chances, à quelques mois du scrutin. Une reprise politique agitée, marquée par la multiplication des déclarations de candidature.

Ceux qui entretenaient encore le flou sont désormais contraints de se dévoiler, notamment à gauche, où la primaire sociale-démocrate se déroulera à la mi-octobre. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, s’est officiellement lancé dans la course à l’investiture, rejoignant Raphaël Glucksmann, qui devra, lui aussi, se soumettre à cette première étape. Retrouvez ci-dessous les derniers sondages de la campagne.

Finances : Édouard Philippe craint «l’étranglement» de la dette ou un «choc extérieur»

Le candidat à la présidentielle Édouard Philippe (Horizons) a expliqué jeudi craindre «l’étranglement» que pourrait créer la dette publique sur l’économie française et le risque d’un «choc extérieur» qui viendrait «déstabiliser le système» et «créer une crise financière».

Alors que le gouvernement présente en Conseil des ministres son projet de budget pour 2027, le candidat a affirmé sur LCI craindre «deux choses qui sont sérieuses». «Le premier risque, c’est l’étranglement, c’est la dette qui continue de s’accroître, les taux d’intérêt qui continuent à monter, l’absence totale de marge de manœuvre», a détaillé le maire du Havre. «Et puis il y a quelque chose qui est presque pire que ça, c’est ça plus un choc, un choc extérieur, une instabilité politique, quelque chose qui vient déstabiliser le système et qui peut, là, créer une crise financière», s’est-il inquiété.

Bally Bagayoko cité dans la plainte d’une policière dont la voiture a reçu des coups

Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a-t-il porté des coups sur la voiture d’une policière qui circulait en civil à bord de son véhicule à Saint-Denis, mardi 29 septembre, en plein blocus du lycée Paul-Éluard ?

Selon nos informations, une jeune policière a porté plainte contre X au commissariat de Saint-Denis, mardi 29 septembre, pour «dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion» après des violences commises ce jour-là aux alentours de 12 heures sur son véhicule aux abords du lycée Paul-Éluard. Elle se rendait alors sur son lieu de travail lorsque sa voiture s’est retrouvée bloquée par la foule. Retrouvez l’article complet ci-dessous.

Bruno Retailleau voit dans les blocages lycéens une «répétition générale» de ce qui pourrait se passer en cas de victoire de Marine Le Pen en 2027, et pose la question de l’interdiction de LFI

«On a un parti qui est fasciné par la violence, on a un parti qui appelle à la sédition, et même, on a un parti qui essaye d’organiser l’insurrection», a déclaré Bruno Retailleau ce jeudi matin. «Ce qui se passe aujourd’hui devant les lycées, c’est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen gagnait, ils organiseraient une insurrection dans le pays.»

À propos de La France insoumise, qui soutient la mobilisation lycéenne, il a ajouté : «Je pense aujourd’hui qu’il y a une question se pose : c’est la question de l’interdiction de LFI. Je sais que c’est très difficile en droit, mais je la pose, je la lance dans le débat public parce qu’on ne peut plus faire comme si de rien n’était, ça n’est plus possible.»

«Il y a un cadre juridique qui existe dans le Code de la sécurité intérieure, (…) il faut un certain nombre de conditions, ces conditions sont-elles réunies ?» Bruno Retailleau a également cité le fait de «se solidariser avec la Jeune Garde, appeler à l’insurrection, remettre en cause nos institutions, mettre une cible dans le dos de nos gendarmes et de nos policiers», avant d’appeler la gauche «dans ce qu’elle a de plus républicaine» à «se désolidariser de la façon la plus nette».

Écrits antisémites attribués à Jordan Bardella : Edwige Diaz dénonce une «tentative d’assassinat politique» et appelle les maires à parrainer le RN rapidement

Edwige Diaz a apporté ce jeudi matin sur RTL son «soutien» et son «amitié» à Jordan Bardella, après la publication par Mediapart de messages antisémites qui lui sont attribués et qu’il conteste. «Je n’ai aucun doute sur la probité de Jordan Bardella», a assuré la sénatrice RN, dénonçant une «tentative d’assassinat politique». «Nous ne nous laisserons pas faire», a-t-elle ajouté.

Interrogée dans la foulée sur l’éventuel impact de cette affaire sur la collecte des parrainages pour la présidentielle, dont elle est responsable au RN, Edwige Diaz a surtout insisté sur l’urgence du dossier : «C’est un vrai sujet». «Nous disposons aujourd’hui d’environ 400 parrainages», a-t-elle précisé. «Nous avons besoin d’une petite marge de sécurité, nous avons besoin d’obtenir ces promesses de parrainage rapidement pour passer à autre chose», a-t-elle poursuivi, lançant un appel aux maires de France.

Philippe prend l’avantage face à Attal, la gauche en difficulté… Découvrez le dernier sondage du Figaro

Le compte à rebours est lancé : dans 200 jours se tiendra le premier tour de la présidentielle, le 18 avril 2027. Un horizon à la fois lointain et tout proche dans l’espace-temps politique.

Si la campagne démarre lentement, faute d’un casting élyséen totalement bouclé, des tendances se dessinent déjà dans une opinion travaillée par un double enjeu : voir un nouveau locataire s’installer à l’Élysée, Emmanuel Macron ne pouvant se représenter, et sortir de la crise parlementaire née de la dissolution.

Deuxième débat de la primaire de la gauche, avec toujours en arrière plan l’alliance avec LFI

Les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate se retrouvent jeudi soir pour un deuxième débat télévisé, qui devrait à nouveau mettre en avant leur division sur la question d’une éventuelle alliance avec LFI.

Après un premier débat sur LCI il y a une semaine, l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann, le patron du PS Olivier Faure, l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal, le député PS Jérôme Guedj et celui de la gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel vont s’affronter une nouvelle fois, sur France 2 et France inter, à partir de 20H45, pour deux heures de débat.

L’un des cinq sera désigné par les militants, les 9-10 et 16-17 octobre, candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle.

Bonjour à tous

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