Après plus d’un mois d’une trêve précaire, l’Iran a adressé sa réponse à la dernière proposition des États-Unis pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février et Donald Trump l’a catégoriquement rejetée, prolongeant l’impasse.
L’Iran appelle à une fin immédiate des hostilités dans la région y compris au Liban, où Israël continue à combattre le Hezbollah pro-iranien, et à l’arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine, selon le ministère des Affaires étrangères. Il réclame également le dégel des avoirs iraniens détenus à l’étranger, objet de longue date de sanctions américaines.
Téhéran ne souhaite en revanche pas s’exprimer à ce stade sur la question nucléaire, dont «nous nous occuperons le moment venu», a précisé le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï. Mais selon le Wall Street Journal (WSJ) qui cite des sources anonymes, l’Iran propose d’engager des négociations sur ce volet «dans les 30 prochains jours». Il propose de «diluer» une partie de son uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un «pays tiers», indique le WSJ.
Selon le quotidien, l’Iran accepterait de suspendre son programme d’enrichissement de l’uranium, mais pour une période plus courte que les 20 ans proposés par les États-Unis. Et Téhéran, qui dément vouloir se doter de la bombe atomique, refuserait de démanteler ses installations nucléaires.
Poster un Commentaire