Le Figaro a eu accès aux analyses du service de renseignement à la main du préfet de police de Paris. Dans une note récente, dont nous publions les extraits, ces fonctionnaires alertent leur hiérarchie et remettent à plat les événements pour bien comprendre comment la révolte gagne du terrain, attisée, selon eux, par la gauche la plus radicale.
La galaxie Mélenchon à la manœuvre, vraiment ? Le premier ministre, Sébastien Lecornu, en est convaincu : « LFI et ses proxys de l’ultragauche » sont « à l’origine du mouvement » qui a basculé en « violences urbaines », croit pouvoir affirmer l’hôte de Matignon. Ses services relèvent que, ce 29 septembre, une vingtaine d’élus nationaux LFI étaient d’ailleurs « impliqués dans le mouvement », de Lille à Rennes, en passant par Toulouse, Albi, Rouen, Clermont-Ferrand, Bègles ou Avignon.
« Actions lycéennes en Seine-Saint-Denis : un mouvement à la physionomie inédite ». Ainsi est titré le rapport dont nous extrayons les éléments clés. Ses conclusions témoignent, à tout le moins, qu’il y a lieu de prendre l’affaire des lycées très au sérieux. Car le mouvement s’est étendu dans de nombreuses villes en région désormais, avec des agressions commises, y compris contre des professeurs, de multiples dégradations et incendies qui se propagent, de Nantes à Marseille, selon des ressorts que les experts parisiens pensent avoir cernés, pour leur part, sur leur territoire.
Blocage des lycées : la note de renseignement qui pointe le rôle clé de LFI
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