Donald Trump s’oppose à toute réglementation et défend «l’auto-régulation»


Le président américain recevait ce mardi plusieurs grands noms de l’intelligence artificielle à la Maison-Blanche, alors que certains d’entre eux appellent à davantage encadrer le développement de la technologie.

Confronté à des inquiétudes toujours plus vives sur le développement de l’intelligence artificielle, Donald Trump a expliqué mardi que l’auto-régulation restait son approche préférée et a assuré que les grands patrons du secteur, qu’il a reçus, voulaient «agir de la bonne manière.» Pendant une très brève apparition devant la presse, flanqué d’Elon Musk (Tesla, X, SpaceX, Grok) et Jensen Huang (Nvidia), le président américain a parlé d’un «sentiment incroyable» régnant dans la pièce.

«C’est un sentiment d’amour pour notre pays, ils veulent tous agir de la bonne manière», a assuré le milliardaire de 80 ans. «Il y a ce sentiment qu’il devrait y avoir une très grande auto-régulation, et nous avons une régulation automatique avec le ministère de la Justice, le FBI, tout ça. Mais l’auto-régulation est très importante», a dit Donald Trump, hostile à tout encadrement contraignant qui briderait selon lui le développement de l’IA et donc la puissance technologique américaine. Il a ajouté qu’il signerait plus tard mardi un document instituant officiellement la terminologie «super intelligence» au lieu d’«intelligence artificielle.»


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Deux femmes sur 31 convives

Mark Zuckerberg (Meta), Jeff Bezos (Amazon), Sundar Pichai (Google), le président d’OpenAI Greg Brockman mais aussi Dario Amodei (Anthropic) ont participé au déjeuner à la Maison-Blanche, tout comme David Sacks, investisseur et ancien conseiller spécial de Donald Trump sur l’IA. Sur les 31 convives, deux femmes: Susie Wiles, directrice de cabinet de Donald Trump, et Lisa Su, patronne d’AMD.

Plusieurs incidents de sécurité ces derniers mois et des mises en garde très sombres sur les dangers encourus par l’humanité ont fait de l’IA un sujet de campagne à l’approche des législatives du 3 novembre. Selon un sondage publié par CNN, 82% des Américains se disent «inquiets» du rythme de développement de l’IA, contrastant avec l’optimisme affiché par le président américain.

Pour les républicains, ce décalage se révèle inconfortable avant ces élections de mi-mandat, qui pourraient coûter au parti conservateur le contrôle du Congrès. Le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, Mike Johnson, est à l’initiative de cette grande réunion à la Maison-Blanche. Il a jugé sur la chaîne CNBC qu’il fallait trouver «le bon équilibre» entre la sécurité et la volonté de faire des États-Unis le leader de l’IA, plaidant pour une supervision parlementaire.



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