Dominique de Villepin admet «une erreur» et dénonce une «volonté de nuire» d’un proche de Nicolas Sarkozy


Candidat potentiel à l’élection présidentielle, l’ancien premier ministre a reconnu dimanche avoir reçu deux statuettes en cadeau lorsqu’il était au Quai d’Orsay, affirmant les avoir depuis restituées.

Dominique de Villepin, candidat potentiel à l’élection présidentielle, a reconnu dimanche 10 mai avoir commis «une erreur» en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu’il était au Quai d’Orsay et qu’il a rendues depuis. Il a aussi dénoncé «une volonté de nuire» d’un proche de Nicolas Sarkozy. «C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter», a affirmé sur France Inter l’ex-premier ministre, rappelant qu’il «n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque».

Le lobbyiste Robert Bourgi a affirmé, dans l’émission «Complément d’Enquête» diffusée jeudi sur France 2, avoir servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Dominique de Villepin a nié toute contrepartie en échange de ces statuettes. Robert Bourgi «a été écarté (des affaires; ndlr) par moi-même et par Jacques Chirac en 2004/2005. Ce qui montre bien qu’il n’y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion».


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Il a aussi contrattaqué en soulignant que «Monsieur Bourgi est un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy» et que ces «pseudos révélations interviennent à un moment où Nicolas Sarkozy connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l’affaire libyenne. Donc il est clair qu’il y a une volonté de nuire». Dans «Complément d’enquête», Robert Bourgi a affirmé que Nicolas Sarkozy, qui entretient de longue date de très mauvaises relations avec Dominique de Villepin, n’avait rien à voir avec ces révélations.

Les statuettes ont été données au ministère des Affaires étrangères lundi, selon l’entourage de l’ancien Premier ministre. Robert Bourgi, figure de la Françafrique, a déclaré qu’elles avaient été achetées respectivement 75.000 euros et 50.000 euros, soit une valeur totale de 125.000 euros. Les montants réels sont «quatre à cinq fois inférieurs», affirme l’entourage de Dominique de Villepin.



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