des mères réclament la libération de leurs fils, emprisonnés après des violences en marge des manifestations du mouvement GenZ 212


En octobre dernier, le parquet avait annoncé que plus de 2.400 personnes, dont environ 1.400 placées en détention, étaient poursuivies pour des faits de violence.

Des mères marocaines se sont rassemblées ce samedi devant le Parlement à Rabat pour réclamer la libération de leurs fils, parfois mineurs, emprisonnés après des violences en marge des manifestations du mouvement GenZ 212 il y a un an. «Nous demandons aux autorités de libérer nos fils. Nous sommes épuisées et nous souffrons (…). Je ne parviens plus à concilier mon travail et les visites à mon fils en prison», affirme Bouchra Najjari, 53 ans, qui faisait partie de la trentaine de femmes présentes.

À l’automne dernier, un collectif né sur les réseaux sociaux et baptisé GenZ 212 avait organisé des protestations pour réclamer des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que la «fin de la corruption». Quasi-quotidiens pendant deux semaines, les rassemblements s’étaient progressivement essoufflés. Les manifestations ont été largement pacifiques mais en marge du mouvement, deux soirées avaient été marquées par des actes de vandalisme et des heurts qui avaient fait trois morts près d’Agadir (sud).


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«Près de 750 jeunes sont toujours incarcérés»

Saadia Ben Ziania, dont le petit-fils, âgé de 15 ans, «a été arrêté il y a un an», a de son côté lancé un appel au roi Mohammed VI pour sa libération. Hakim Sikouk, coordinateur national du comité du soutien aux détenus de GenZ 212, a affirmé à l’AFP que «près de 750 jeunes sont toujours incarcérés, dont certains n’ont pas encore été jugés, ainsi que des mineurs». Il a ajouté que le comité avait relevé «des irrégularités» dans les poursuites engagées et insisté sur «la nécessité de leur remise en liberté».

En octobre dernier, le parquet avait annoncé que plus de 2.400 personnes, dont environ 1.400 placées en détention, étaient poursuivies pour des faits de violence. Les tribunaux marocains ont déjà prononcé des peines de prison, fermes ou avec sursis, contre des centaines de personnes, dont des dizaines de mineurs, en lien avec les manifestations de GenZ 212.



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