Début d’un réquisitoire impitoyable au procès du « financement libyen »


COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Le parquet général a demandé la condamnation de tous les prévenus poursuivis pour « association de malfaiteurs », au premier rang desquels Nicolas Sarkozy.

À quoi ressemble le début d’un réquisitoire confus ? Pas à ce que le parquet général a donné à voir lundi, au premier jour de son analyse – qui doit s’achever mercredi – de l’affaire dite du « financement libyen ».

Il fallait pour l’accusation mettre de l’ordre dans ce dossier gigogne qui concerne onze prévenus (l’un d’eux, un avocat malaisien, est probablement décédé) et vise de multiples infractions. L’avocat général Damien Brunet a commencé la besogne en s’attaquant au volet « association de malfaiteurs », le plus dangereux pour la défense, celui qui a valu en première instance des peines de prison ferme, notamment les cinq ans infligés à Nicolas Sarkozy.

Très vite, le magistrat dévoile un secret de Polichinelle : ses deux collègues et lui-même vont demander à la cour d’appel d’entrer en voie de condamnation pour l’ensemble des délits visés par la prévention, y compris ceux qui s’étaient soldés par des relaxes en première instance. C’est-à-dire le détournement de fonds…

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