Le parquet va saisir un juge d’instruction pour poursuivre l’enquête sur les restes humains découverts fortuitement, par des fans d’urbex, dans un bâtiment abandonné de Rezé, dans la nuit du 22 au 23 mars. L’autopsie réalisée mardi n’a pas encore permis d’identifier la date de la mort de l’individu.
La piste criminelle largement privilégiée ne fait plus aucun doute. Les fouilles exhaustives menées depuis lundi, par la police, dans un garage abandonné de Rezé, dans la banlieue sud de Nantes ont permis de retrouver d’autres morceaux de corps humain en complément de la tête coupée découverte par un groupe d’explorateurs urbains, dans la nuit du 22 au 23 mars. Les différents membres de la victime ont été «soit sectionnées à l’aide d’un objet contondant, soit même arrachées», a indiqué mercredi le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, au lendemain de l’autopsie réalisée à la demande du parquet. Les examens ont également mis en évidence que toutes les côtes de la victime avaient été brisées.
Les différentes sections découpées de la victime ont été retrouvées dans plusieurs sacs-poubelle entreposés dans le bâtiment désaffecté de la rue Charles-Rivière, qui traverse le centre de la commune. Un sac renfermait les vêtements de la victime. Ni son sexe, ni son âge ni, encore moins, son identité ne sont connus à ce jour.
Des complémentaires à venir
Des examens toxicologiques et d’entomologie médico-légale devraient être réalisés en complément de l’autopsie, pour préciser la date du décès de la personne, rapporte le quotidien local Ouest France . La tête en décomposition découverte par le groupe d’explorateurs urbains attirait encore larves et insectes, signe que le décès ne devait pas être très ancien.
La piste criminelle étant désormais certaine, l’enquête pour meurtre a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS). Le parquet de Nantes devait ouvrir prochainement une information judiciaire pour poursuivre les investigations.
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