RÉCIT – Présent sur place depuis lundi, notre envoyé spécial retrace la traque minutieuse menée pendant sept jours par les forces de l’ordre. Entre ratissages méthodiques et investigations ciblées, l’enquête s’est déployée sur un territoire grand comme trois fois et demi Paris.
«Certains dorment trois heures par nuit depuis une semaine. On a le sentiment du devoir accompli», confie un gendarme engagé dans les recherches. Derrière ces mots, se dessinent sept jours d’efforts ininterrompus depuis la disparition de Lyhanna, le vendredi 29 mai. De Fleurance à Montestruc – où réside le suspect, Jérôme Barella – jusqu’à Puycasquier, où le corps a été retrouvé le jeudi 4 juin, les habitants ont vu défiler les uniformes. «Ils n’ont jamais relâché la pression, on les voyait partout», raconte une retraitée, assise sur la place du village. À ses côtés, une amie ajoute : «C’est très boisé ici, il y a aussi des lacs des étangs, c’est difficile».
Comment les enquêteurs ont-ils progressivement resserré leur périmètre jusqu’à ce point précis du Gers ? Tout commence le vendredi 29 mai, en fin de journée, avec le signalement de la disparition. Immédiatement, les premières recherches sont déclenchées. «Au départ, tout est envisagé», explique un gendarme. Les premières heures…
Poster un Commentaire