«Chaos», «casseurs déterminés», «pourrissement»… La classe politique condamne la violence des manifestations mais ne s’accorde pas sur les causes


Pour une partie de la gauche, le pourrissement de la mobilisation qui a rassemblé entre 550.000 et 800.000 personnes en France est surtout le fruit d’une «doctrine de maintien de l’ordre» violente.

Huit ans après, ce devait être la résurrection glorieuse des «gilets jaunes» croisée avec la mobilisation lycéenne afin de dénoncer la «vie chère» à l’aune d’une présidentielle cruciale. Finalement la manifestation de ce samedi semble devoir laisser un goût amer à l’ensemble de la classe politique unanimement écœurée par une violence sans bornes. Au départ, les partis de gauche se réjouissaient pourtant. Du monde, il y en avait. Des jeunes, des vieux, 550.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, 800.000 selon les syndicats une fois les comptes achevés en fin de journée. «À Paris, un cortège dense défile au calme depuis une heure boulevard Magenta. Jeune, actif, inondé de pancartes faites main», écrivait Jean-Luc Mélenchon sur X vers 15 heures.

Le candidat de La France insoumise reprochait alors aux chaînes d’info continue de s’attarder sur les images des rares feux de poubelle ou de vitrines brisées au détriment de scènes montrant «des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés». Au même moment, Marine Le Pen dénonçait déjà l’action…

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