SI J’AVAIS SU – Ils pensaient tourner la page pour enfin vivre pleinement. Fabien, Marion ou Carole ont divorcé à 40 ans, convaincus de faire le choix le plus lucide – avant de découvrir, trop tard, que certaines histoires ne se remplacent pas.
« J’ai longtemps cru que notre divorce avait été le fruit d’une longue introspection », s’étonne encore Fabien*, qui a mis fin à seize ans de mariage l’année de ses 44 ans. « Notre couple battait de l’aile depuis un moment, nos trois enfants étaient ados et on se querellait beaucoup à leur sujet. On n’avait plus vraiment de vie sexuelle non plus, enfin rien d’extraordinaire, avec le recul. Les tensions et les frustrations s’étaient accumulées, et je me croyais lucide alors que j’étais aveuglé par le ressentiment », analyse le dentiste parisien, aujourd’hui quinquagénaire.
Aurait-on, à 40 ans, tendance à se bercer d’une douce illusion de maîtrise ? On a réussi à faire survivre sa progéniture à la petite enfance, découvert les joies d’un coucher à 21 h 50 et, avec un peu de persévérance, on saura bientôt reconnaître un cépage à l’aveugle… Confondrait-on expérience et clairvoyance ?
Fabien en est persuadé, lui qui s’était pourtant préparé au divorce tel un athlète de haut niveau. « Mon ex-femme ne souhaitait pas de séparation, donc nous…
Poster un Commentaire