Avant d’affronter le Nigeria ce vendredi, l’équipe nationale d’Iran s’est recueillie durant son hymne nationale, rendant hommage aux victimes d’une frappe aérienne attribuée aux États-Unis contre une école primaire, le 28 février dernier.
L’équipe nationale masculine d’Iran de football a rendu hommage vendredi soir, pendant les hymnes, aux dizaines de victimes d’une frappe aérienne attribuée aux États-Unis contre une école primaire le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient.
Pendant leur hymne, les joueurs iraniens, qui affrontaient le Nigeria (défaite 2-1) dans la ville turque de Belek, près d’Antalya, ont porté des brassards noirs et tenaient dans leurs bras des cartables roses et violets ornés de rubans, qu’ils ont ensuite déposés à leurs pieds.
La frappe contre cette école, dans la ville méridionale iranienne de Minab, le 28 février, a tué au moins 170 personnes, dont des élèves et des enseignants, selon les sources iraniennes. Elle a eu lieu au premier jour de l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a répliqué en frappant des cibles en Israël et dans toute la région.
D’après les conclusions préliminaires d’une enquête militaire américaine rapportées par le New York Times, c’est un missile de croisière Tomahawk américain qui a touché l’école primaire, en raison d’une erreur de ciblage. Selon le quotidien, l’armée américaine bombardait une base iranienne adjacente, dont le bâtiment de l’école avait autrefois fait partie. Les coordonnées de la cible avaient été définies à partir de données obsolètes, a précisé le journal.
Téhéran a dénoncé une attaque «calculée» des États-Unis. Le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays – en imputant même la responsabilité à l’Iran -, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il «s’accommoderait» du résultat d’une enquête ouverte par le Pentagone.
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