DÉCRYPTAGE – L’Agence de sécurité sanitaire appelle à des mesures « dès que possible » pour limiter la présence de ce métal toxique dans les sols agricoles, principalement par l’intermédiaire des engrais phosphatés.
Un Français sur deux a accumulé trop de cadmium dans son organisme, avec des risques pour sa santé, alerte l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans un avis publié ce mercredi. Source principale de ce métal toxique : l’alimentation. Conséquence : plus de risques de cancers (poumons, prostate, reins, mais aussi probablement pancréas, sein, endomètre et thyroïde), de maladies rénales, osseuses et cardiovasculaires, ainsi que de l’appareil reproductif. Une « situation préoccupante », juge l’Anses, qui appelle à limiter « dès que possible » l’émission de cadmium dans l’environnement. À commencer par les sols agricoles, en régulant mieux l’usage des engrais minéraux phosphatés contenant du cadmium.
Plusieurs études avaient déjà montré que les Français consommaient trop de cadmium via l’alimentation, en particulier les enfants : jusqu’à 36 % des moins de 3 ans et 14 % des 3 à 17 ans dépassaient la dose journalière tolérable dans des études publiées en 2011…
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