En campagne à Alès, Édouard Philippe prône un «état d’urgence narcotrafic»
Fichier de surveillance, état d’urgence : en visite à Alès (Gard), lundi, aux côtés du maire Christophe Rivenq (LR), récemment visé par des menaces de mort signées DZ Mafia, le candidat à la présidentielle Édouard Philippe a affiché lundi sa volonté de fermeté contre le narcotrafic.
L’ancien premier ministre a décrit le développement du trafic de stupéfiants en France comme une «vague qui s’abat sur le pays, qui touche tous les milieux sociaux, tous les métiers, tous les territoires».
Le maire du Havre a notamment défendu la possibilité d’instaurer un «état d’urgence narcotrafic, inspiré de ce qui a été réalisé en matière de lutte contre le terrorisme», donnant la faculté «par exemple dans une ville ou dans une agglomération, pendant une période donnée […], de prendre des mesures administratives, [de réaliser des] perquisitions, [d’user] de moyens technologiques qu’on n’utilise pas dans le droit commun», comme «la reconnaissance faciale».
Il a aussi émis l’idée de «créer des fiches et des fichiers S (outil de renseignement et de surveillance, NDLR) permettant à l’ensemble de la chaîne financière, bancaire et administrative de savoir ceux qui sont soupçonnés ou, le cas échéant, compromis dans un narcotrafic de façon à surveiller leurs actifs financiers».
Édouard Philippe a également proposé de permettre aux juges de prononcer des peines complémentaires contre les personnes impliquées dans le trafic pour les priver de la solidarité nationale (RSA et allocations).
Poster un Commentaire