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93 % des Français connaissent Bitcoin, mais 17 % seulement se disent capables de l’expliquer : la notoriété est acquise, la compréhension reste l’enjeu.
Les 8 % de détenteurs ont un profil patrimonial et de long terme : CSP+, multi-épargnants, 75 % en possèdent depuis plus d’un an et 44 % comptent conserver plus de cinq ans.
Comme rempart perçu contre l’érosion du pouvoir d’achat, Bitcoin (9 %) devance les actions cotées (6 %).
Près de la moitié des Français sont favorables à une réserve stratégique nationale (46% vs 27% défavorables) ainsi qu’à miner du Bitcoin grâce aux extra-capacités du parc nucléaire Français (45% vs 29%).
Paris, le 9 juillet 2026 – Bitstack, référence de l’épargne en Bitcoin en Europe et n°1 en France, publie le premier baromètre français consacré spécifiquement à Bitcoin, considéré comme un actif distinct des autres crypto-actifs. Réalisé avec Selvitys auprès d’un échantillon de 2 750 personnes représentatifs des 18-64 ans, il présente Bitcoin, de la détention au profil des détenteurs, là où les mesures existantes l’assimilent à l’ensemble des cryptomonnaies.
Trois enseignements ressortent : Bitcoin s’installe comme un actif patrimonial d’épargne à part entière qu’il est nécessaire de différencier des cryptos, son adoption suit une ligne de partage générationnelle, et il favorise l’accès des femmes à l’épargne, les détentrices y voyant aussi un levier d’émancipation.
Alexandre Roubaud, cofondateur et CEO de Bitstack : « Ce baromètre décrit une entrée de Bitcoin dans le patrimoine : les Français le citent devant les actions pour protéger leur pouvoir d'achat sur le long terme, le conservent plusieurs années, et l'intègrent à une épargne diversifiée. Il valide aussi notre conviction fondatrice : Bitcoin est un actif patrimonial d’épargne à part entière, avec sa sociologie et ses usages propres. »
Le panorama : une notoriété acquise, une compréhension à construire
– Une notoriété massive, une compréhension partielle. 93 % des Français ont entendu parler de Bitcoin, mais 17 % seulement se disent capables de l’expliquer. La perception négative de Bitcoin devient minoritaire et près d'un Français sur deux a une opinion en construction : 24 % négative, 32 % positive, 44 % sans opinion arrêtée.
– 8 % détiennent du Bitcoin aujourd’hui (environ 11,5 % en ont déjà détenu). Le profil est net : 76 % d’hommes, un pic chez les 25-34 ans (15,2 %) et non chez les 18-24 ans (3,4 %), et une détention qui progresse avec le patrimoine. C’est un actif d’appoint : neuf détenteurs sur dix y consacrent moins d’un quart de leur patrimoine.
– Un rempart perçu contre l’érosion du pouvoir d’achat à dix ans, qui devance les actions. Parmi les placements identifiés comme tels, Bitcoin (9 %) passe devant les actions cotées (6 %) et loin devant les autres cryptos (2 %), derrière le Livret A (20 %), l’immobilier et l’or (17 %) et l’assurance-vie (13 %).
– Bitcoin est entré dans le débat des États et la géopolitique. 46 % des Français sont favorables à une réserve stratégique de Bitcoin pour la France, 45 % à l’utilisation du surplus électrique pour en miner. Ces opinions répondent à une actualité dense : réserve stratégique américaine créée par décret en mars 2025 (environ 328 000 BTC, ~1,6 % de l’offre) ; règlement par la Russie d’une partie de son commerce extérieur en bitcoin (~11 Md$ en 2025, selon son ministre des Finances) ; intégration du bitcoin parmi les paiements acceptés pour le péage du détroit d'Ormuz début avril 2026 (Financial Times), parce qu’un actif sans émetteur ne peut être ni gelé, ni confisqué.
– L’énergie, l’autre versant du débat. Devenue exportatrice nette, la France a connu environ 360 heures de prix de l’électricité négatifs en 2024, contre 147 en 2023 (RTE). Le minage de Bitcoin, charge flexible qui se branche sur ce surplus et s’efface en quelques secondes, est étudié comme débouché : une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale en juillet 2025 prévoit une expérimentation de cinq ans pour valoriser ce surplus, notamment nucléaire.
Bitcoin, un actif patrimonial d’épargne à part entière
Le débat public traite les « cryptos » comme un bloc homogène. Le baromètre montre l’inverse. Comparés aux détenteurs d’altcoins sans Bitcoin, les détenteurs de Bitcoin dessinent une sociologie distincte, que le mot-valise rend invisible.
– Un détenteur de long terme. 44 % comptent conserver leurs bitcoins plus de cinq ans, 12 % seulement moins d’un an, et trois sur quatre en détiennent déjà depuis plus d’un an.
– Un multi-épargnant. Le détenteur de Bitcoin possède près de deux fois plus de produits d’épargne classiques que le détenteur d’altcoins et il est trois fois plus présent en Bourse. Bitcoin s’ajoute à une architecture d’épargne, il ne s’y substitue pas.
– Les acteurs institutionnels le traitent déjà à part. Larry Fink (DG de BlackRock) parle d’une classe d’actifs à part entière ; les États-Unis ont séparé leur réserve Bitcoin du reste des cryptos ; les sociétés cotées détiennent environ 1,16 million de BTC en trésorerie (avril 2026).
La fracture générationnelle
Le clivage français sur l’argent ne se joue pas sur la compétence financière, plate selon l’âge (43 à 48 % de bonnes réponses partout), mais sur l’institution de la confiance. Bitcoin en est le marqueur le plus visible.
– Le groupe moteur de l’adoption de Bitcoin sont les 25-34 ans, pas les 18-24 ans. Encore ancrés sur le Livret A et sous-équipés en produits d’épargne, les plus jeunes en sont à la première mise de côté. Les 25-34 ans sont assez établis pour investir et assez familiers du numérique pour choisir Bitcoin.
– Les jeunes voient Bitcoin comme un outil de retraite, à rebours de leurs aînés. 46 % des 25-34 ans le jugent utile pour préparer leur retraite, contre 24 % des 55-64 ans. Cette conviction prend sens dans un contexte de défiance envers le système par répartition : 73 % des Français pensent que le système aura disparu ou se sera dégradé d’ici 2050 (Toluna-Harris pour le Haut-Commissariat au Plan, oct. 2025).
Bitcoin favorise l'accès des femmes à l'épargne
Chez les femmes, le déficit n’est pas de notoriété mais de conversion en compréhension, puis en passage à l’acte. Et Bitcoin joue plus souvent un rôle de porte d’entrée vers l’éducation financière.
– Le fossé est dans la compréhension, pas la notoriété. La notoriété est quasi à parité (90 % vs 95 %), mais la capacité à expliquer Bitcoin est près de trois fois moindre, et l’image positive deux fois moindre.
– Ni rejet, ni désintérêt. À image négative quasi égale (26 % vs 22 % des hommes), les femmes sont surtout bien plus nombreuses à n’avoir pas d’opinion arrêtée (51 % vs 37 %). Et l’écart d’intention d’achat (22 % vs 28 %) est bien plus resserré que l’écart de détention (3,7 % vs 12,6 %) : le blocage tient au passage à l’acte.
– Bitcoin, porte d’entrée vers l’investissement et acte d’autonomie. Ce constat est observé sur l’ensemble de la population féminine détentrice et encore plus marqué chez les 25-44 ans, pour lesquelles Bitcoin est souvent leur premier investissement (42 % vs 32 % des hommes de la même tranche d'âge) face à l’assurance vie et au PEA. Ces dernières le plébiscitent pour ses usages d’émancipation : s’affranchir de la banque et des paiements (84 % vs 70 %), préparer la retraite (81 % vs 72 %).
– Les cheffes d'entreprise et dirigeantes sont près de trois fois plus représentées parmi les détentrices de Bitcoin que dans la population active féminine (14 % contre 4,8 %).
– Un ancrage social qui dépasse Bitcoin. L’AMF relève que 24 % des femmes investissent en direct contre 45 % des hommes. L’écart de pension de retraite atteint encore environ 37,5 % en défaveur des femmes (DREES, Panorama 2025). Soixante ans après la loi de 1965 qui leur a ouvert le droit d’avoir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari, l’accès à la culture financière reste inégal.
Méthodologie
Enquête réalisée par l’institut Selvitys auprès de 2 750 personnes représentatives de la population française âgée de 18 à 64 ans, selon la méthode des quotas (genre, âge, région, catégorie socioprofessionnelle). Questionnaire auto-administré en ligne (CAWI), compatible ordinateur, tablette et smartphone. Collecte du 17 au 25 avril 2026.
À propos de Bitstack
Créée en avril 2021 par Alexandre Roubaud (CEO) et Kabir Sethi (CTO), Bitstack est une société française basée à Paris qui propose une application mobile pour épargner en Bitcoin de façon simple et de long terme. Référence de l’épargne Bitcoin en Europe et n°1 en France, avec plus de 350 000 utilisateurs et plus de 350 millions d’euros épargnés, Bitstack propose des plans d’épargne récurrents en bitcoin et permet notamment d’arrondir automatiquement les dépenses à l’euro supérieur (un café à 2,60 € est arrondi à 3 €, et les 0,40 € de différence sont épargnés en Bitcoin). Sifted (Financial Times) a classé Bitstack dans le top 100 des start-ups européennes grand public, en la désignant première fintech française du classement 2026. Plus d’informations : www.bitstack-app.com.
Contact presse :
Alexandra Brainos-Gimond • alexandra.brainosgimond@consultancy32.com • +33 (0)6 03 24 76 19
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