« Après quelques heures, si personne ne se manifeste, nous les retirons » : en Grèce, sur l’île de Kos, la guerre des transats, symptôme d’un tourisme de masse à bout de souffle


REPORTAGE – Applis de réservation, mise en place de surveillants… Les résidences hôtelières cherchent la parade à ce phénomène devenu récurrent chaque été, où, dès l’aube, les vacanciers se précipitent pour déposer leur serviette.

Il est à peine 6 heures et le jour n’a pas encore pointé son nez au-dessus de la mer Égée que, sur les terrasses des grands complexes hôteliers de Kos, une chorégraphie bien rodée s’ébranle. Des vacanciers en tongs, serviette sous le bras, se précipitent vers les meilleures places au bord des piscines. Cette scène, devenue une antienne estivale des stations balnéaires grecques, résiste envers et contre tout aux promesses répétées des professionnels du secteur d’y mettre un terme. L’île de Kos, dans le Dodécanèse, est l’une des destinations phares du tourisme balnéaire grec. Chaque saison, elle accueille des centaines de milliers de visiteurs venus d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas ou des pays scandinaves, acheminés par les grands tour-opérateurs européens.

Réservés des mois à l’avance, ces séjours « tout compris » promettent une expérience onirique : pension complète, accès direct à la plage, animations, boissons illimitées et, en théorie, un transat pour chacun. Or, dans…

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