DISPARITION – Il a consolidé l’indépendance de la Banque centrale américaine qu’il a gouvernée pendant près de vingt ans. On lui a reproché de ne pas avoir anticipé la crise des subprimes de 2007.
Alan Greenspan, patron de la Réserve fédérale de 1987 à 2006, aurait pu entrer dans la légende comme le meilleur banquier central de l’histoire des États-Unis. Pour mériter ce titre, il aurait fallu qu’il ait passé quelques années de moins à la tête de la Fed. Il est décédé ce lundi 22 juin, à l’âge de 100 ans, selon NBC, qui cite son épouse.
Né à New York en 1926, Alan Greenspan, fils d’immigrés juifs roumains et hongrois, a failli être saxophoniste et clarinettiste professionnel de jazz. Ami de Stan Getz, c’est parmi les musiciens de l’orchestre de Woody Herman qu’il rencontre un conseiller de Richard Nixon dans les années 40. Il se plonge finalement dans les études à la Stern School of Business, puis à Columbia et devient économiste. En fondant Townsend-Greenspan & Co., il assoit sa réputation de consultant économique, se faisant remarquer par la campagne de Richard Nixon en 1968.
Son humour new-yorkais, sa manière délibérément ambiguë et souvent incompréhensible de s’exprimer, son charme…
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