Depuis plusieurs années, les membres du personnel réclament un classement du collège de la Durantière en REP +. L’agression, survenue en juin et pour laquelle une enquête est en cours, est venue légitimer leur combat et raviver plus que jamais leur mobilisation.
La violence a atteint son paroxysme dans le collège public de La Durantière, situé dans le quartier Bellevue de Nantes. Le 22 juin, une enseignante a été victime d’une agression sexuelle et de violences physiques commises par un collégien. L’intéressée a déposé plainte et reçu dix jours d’ITT. Deux mois après cet incident, les professeurs et membres du personnel de cet établissement éprouvé depuis plusieurs années ont décidé de tirer la sonnette d’alarme en ce jour de rentrée. Devant les grilles du collège encore désert, leur mine est grave. Une conférence de presse a été organisée dans l’urgence.
Depuis sept années, ce collège accueillant 350 élèves, actuellement classé en REP (réseau d’éducation prioritaire), réclame à l’unisson un classement en REP+ (réseau d’éducation prioritaire renforcé). « Ça fait quand même un moment qu’on alerte sur cette tension et sur les incidents. On avait peur de l’incident majeur. Et il est arrivé », déplore une professeur. Cet été, un nouveau courrier a été envoyé au ministère pour réitérer la demande. « On était persuadé qu’on aurait des réponses, compte tenu de la gravité de l’agression », détaille Sylvain Marange, collègue de la victime et co-secrétaire départemental du SNES-FSU. Mais pour l’heure, aucun retour n’est arrivé. « Hier (lundi), la victime nous a dit qu’elle se sentait maintenant tellement accablée par ce manque de considération qu’elle souhaitait qu’on mette l’affaire sur la place publique ».
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