À Nantes, Barthélémy Toguo face à l’histoire de l’esclavage



« Cette collaboration m’a beaucoup ému. » Pour la troisième édition de son rendez-vous « Expression(s) décoloniale(s) », le Château des ducs de Bretagne a fait appel à Barthélémy Toguo (né en 1967). Au fil d’un riche parcours, une vingtaine de ses œuvres, sculptures et peintures, dialoguent avec les collections d’objets et documents du musée d’histoire de Nantes, liés à l’histoire de l’esclavage. Cette invitation lui a permis, dit-il, de « découvrir autrement » son travail, et de le voir confronté pour la première fois à de douloureuses pièces d’archives, comme des plans de bateaux négriers.

Profitant de l’occasion, Barthélémy Toguo a choisi d’inviter autour de lui d’autres artistes sensibles aux questions de la diaspora africaine (et peut-être aussi parce qu’à plusieurs, on est plus forts, surtout pour affronter une telle histoire). On découvrira ainsi les œuvres de Jean-François Boclé (originaire de la Martinique), Kara Walker (États-Unis), Moreira Chonguiça (Mozambique), Rosana Paulino (Brésil) et Monica Toiliye (République démocratique du Congo).

Le château orchestre ces rendez-vous avec d’importants artistes contemporains (précédemment : Romuald Hazoumè) afin de mettre en mouvement et d’interroger l’histoire de l’esclavage dont il conserve la trace. L’idée ? Conjuguer au présent l’immense travail de reconstruction qui se poursuit encore aujourd’hui. Le tout, avec beauté et partage.

Texte : Maïlys Celeux-Lanval 

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Expression(s) décoloniale(s) #3 : Barthélémy Toguo

Du 13 mai 2023 au 12 novembre 2023

www.chateaunantes.fr



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