
Avec son format intimiste et sa sélection exigeante autour de projets curatés et de pratiques expérimentales, Art-O-Rama est unique. Près de 40 galeries internationales y montrent des travaux invitant à la réflexion sur notre monde. Elles y croisent des collectionneurs mais aussi de nombreux commissaires d’exposition, autant d’opportunités d’inscrire leurs protégés dans de futures programmations institutionnelles.
Nouvelle venue, The Bridge Gallery (Paris) se lance avec un solo show du Sud-Africain Dale Lawrence, dont les œuvres multidisciplinaires interrogent l’instabilité du langage dans une société saturée par les réseaux sociaux et la désinformation. « Réalisée à partir de matériaux réutilisés et recontextualisés, chaque pièce est une façon de questionner les récits existants et de leur donner de nouvelles significations », souligne Vianney Salzac, codirecteur de l’enseigne.
Un ancrage méditerranéen
Fidèle au rendez-vous, la galerie marseillaise Double V fait écho à la Saison Méditerranée, lancée au printemps dans la cité phocéenne, avec un duo show d’artistes : Alice Guittard avec son exploration sensible du paysage méditerranéen en marqueterie de marbre et Thomas Mailaender qui se consacre à l’imaginaire du voilier, en appliquant des procédés d’impression directement sur des voiles nautiques.
La création barcelonaise à l’honneur
Cette année, six exposants barcelonais viennent en force, dans le cadre d’une collaboration avec l’association de galeries Art Barcelona. Ainsi de Chiquita Room qui, pour sa troisième fois à Marseille, propose l’exposition « From Blood to Fire » de Maria Freire Montané. La Catalane y explore « le pouvoir de la connexion avec l’espace liminal et la force sous-jacente de l’invisible » à travers l’acte performatif, la scène picturale et la sculpture, afin de créer un espace multiforme propice à une rencontre sous la forme d’un chant.
La performance est aussi au cœur du projet artistique et cinématographique d’Enric Farrés Duran chez Bombon Projects. Pour sa première participation, Fuga Gallery fait dialoguer la Vénézuélienne Valentina Alvarado Matos et l’Argentine Agustina Fioretti, toutes deux installées à Barcelone, avec une série d’œuvres traitant de la diaspora, autant les routes empruntées par leurs ancêtres de l’Europe vers l’Amérique latine que leur récent exode de l’Amérique latine vers l’Europe. Avec l’océan au cœur de ces odyssées, comme un territoire ambigu débordant de possibilités.
Du 28 août 2026 au 30 août 2026
Friche la Belle de Mai • 41, rue Jobin • 13003 Marseille
www.lafriche.org
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