À la Cité des sciences, un film de Michel Ocelot enchante le planétarium


Il y a eu, il y a déjà près de 20 ans, le succès mondial de son premier long-métrage Kirikou et la Sorcière (1998), puis la simplicité radicale des ombres chinoises de Princes et Princesses (2000) et, à nouveau, l’enchantement onirique et coloré d’Azur et Asmar (2006).

Aujourd’hui, Michel Ocelot (né en 1943) revient avec Les Lapins Trois-Oreilles, un court-métrage singulier de 25 minutes car conçu tout spécialement pour les planétariums.

En premier lieu, celui de la Cité des sciences et de l’industrie, qui le programmera tous les jours à 11h du 10 février au 8 mars 2026, entre ses différents documentaires passionnés d’étoiles, de planètes et de galaxie.

Un conte à voir allongé

On se laisse totalement séduire par ses immenses et étourdissants paysages, où les fleurs se répètent comme des motifs décoratifs et où les arbres entourent totalement l’écran circulaire.

Ce joli conte, à voir allongé dans un confortable fauteuil incliné, raconte l’histoire d’un jeune homme désireux d’épouser une princesse, sous le joug d’un affreux régent. Mis à l’épreuve par celui-ci, le joli cœur se voit imposer une mission impossible : relâcher dans la forêt ses 70 lapins à trois oreilles, les laisser brouter de l’herbe et vagabonder, puis les récupérer malgré leur course folle pour les ramener au château.

Lors de l’avant-première, Michel Ocelot a dévoilé le court-métrage en riant de son aversion pour les nouvelles technologies, lui qui est entré dans le cinéma d’animation avec de simples papiers découpés. Pour conquérir le format hors norme du planétarium, il s’est donc entouré d’une équipe technique et artistique de 60 personnes qui ont œuvré à ce film d’animation à nul autre pareil.

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Une prouesse plastique

Quelle réussite ! On se laisse totalement séduire par ses immenses et étourdissants paysages, où les fleurs se répètent comme des motifs décoratifs et où les arbres entourent totalement l’écran circulaire, nous faisant plonger dans une forêt quasi kaléidoscopique. On pense même parfois aux merveilleux paysages de Gustav Klimt en se perdant dans ce ciel floral, où détalent les si étranges (et mélomanes !) lapins à trois oreilles.

Scène dans la clairière du conte immersif « Les Lapins Trois-Oreilles »

Scène dans la clairière du conte immersif « Les Lapins Trois-Oreilles », 2026




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L’histoire reprend ensuite le dessus, et les personnages dialoguent plus au centre de l’écran. On devine les efforts conjugués des différents techniciens de l’animation pour conquérir pleinement ce format circulaire et si vaste, tout en gardant, pour que le scénario reste lisible et les personnages compréhensibles, la concentration d’un écran de cinéma.

Le résultat est équilibré, émouvant. On retrouve comme une vieille amie la beauté foisonnante et inventive qui a fait la signature des films d’Ocelot. À 82 ans, le père de Kirikou n’a pas dit son dernier mot.


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Les Lapins Trois-Oreilles

Du mardi 10 février au dimanche 8 mars 2026, à 11h


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Cité des sciences et de l’industrie





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