C’est une ville comme les autres où tout est différent. Au premier regard, rien qui ne trouble l’ordre d’une capitale occidentale et prospère : des coffee-shops, des embouteillages, des commerces et des jeunes filles sophistiquées ou naturelles mais soudain comme un doute. Des jeunes filles certes, mais de jeunes hommes, point.
Où sont-ils ? Au front ? Et ce malaise qui soudain s’insinue enfle désormais car au détour d’une rue voici des statues ceinturées de sacs de sable et, disposé un peu partout, ce mot inscrit au pochoir sur les murs comme un avertissement sinistre : укриття (abri). Kyiv [Kiev, en russe] est ainsi : schizophrène, palpitante en journée, recroquevillée à la nuit tombée car pleuvent alors avec l’obscurité les drones et les missiles.
Une création artistique libre et vivante
En dépit des bombardements incessants, des attaques de drones et de tirs de missiles, musées, bibliothèques, théâtres, salles de concert et librairies demeurent ouverts. Un public avide s’y presse.
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