REPORTAGE – Neufchâtel-Hardelot, sur la Côte d’Opale, a connu un incendie sans précédent la semaine dernière, nécessitant l’intervention de 240 pompiers. La conséquence d’une sécheresse inédite et de la présence de centaines de migrants en errance qui espèrent rejoindre l’Angleterre.
La pluie est revenue, les températures ont chuté et la tension est retombée. Après plus d’une semaine de crise, Neufchâtel-Hardelot, près de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais, retrouve un peu de calme. Le centre de commandement des pompiers est toujours là mais seule une quarantaine d’hommes sont encore au travail. Ils surveillent attentivement la zone de l’incendie le plus ravageur de l’histoire de cette station balnéaire de la Côte d’Opale. 120 hectares de végétation brûlés, une maison entièrement détruite, un camping évacué pendant une soirée, dix pompiers légèrement blessés et des moyens jamais déployés pour un feu : « Au total, on a eu, au maximum, sur place en temps réel, 240 pompiers sur site, explique François-Xavier Lauch, préfet du Pas-de-Calais. On a employé également des moyens aériens, deux hélicoptères bombardiers et un gros porteur Dash, ce qui est une grande première dans le département. Le feu est désormais maitrisé. »
L’incendie s’est déclenché il y a une…
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