Après Chagall, Miró, De Staël, Picasso, Ernest Pignon-Ernest et Hans Hartung, le Doyenné de Brioude continue de frapper fort avec une exposition consacrée à Jean Dubuffet. Un nouveau défi, celui d’offrir dans un espace resserré de moins de 500 m2 une vision la plus synthétique et complète d’une œuvre qui s’étale sur plus de quarante ans. Car si Jean Dubuffet est le théoricien de l’art brut, il est d’abord et avant tout un plasticien inclassable, expérimentateur infatigable qui refuse autant les conformismes de l’académisme que ceux de la modernité.
Si Dubuffet est devenu l’icône qu’on connaît de l’art contemporain, c’est surtout grâce à ses réalisations monumentales récemment célébrées à la Fondation Dubuffet de Paris, sculptures-architectures (ou archisculptures) couvertes d’un réseau de lignes organiques qui ont investi l’espace public à partir de la fin des années 1960. Il est donc salutaire de remonter aux sources de la création de Dubuffet, parti pris adopté au Doyenné.
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