Sébastien Lecornu dénonce la transformation du mouvement en «mouvement de violences urbaines»


Évoquant notamment des «tirs de mortier dans des lycées» ou «des intrusions», le premier ministre a jugé que c’était «faire injure d’ailleurs aux lycéens» qui ont voulu témoigner de leur «angoisse» et «mécontentement».

Sébastien Lecornu a estimé jeudi que le mouvement lycéen se transformait en «mouvement de violences urbaines», et dit qu’il «redoutait» des violences lors des manifestations samedi contre la vie chère, tout en admettant un «moment de fatigue» dans le pays.

Au regard «des informations qui nous sont remontées dans la matinée (de jeudi), ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. On a un mouvement de violences urbaines, dont l’intensité (…) a encore augmenté ces derniers jours», a affirmé le premier ministre lors d’un point de presse à l’issue d’une réunion de ministres sur l’agriculture.


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«Est-ce qu’on redoute de la violence ? Oui»

Il a dénoncé «un appel à la violence qui est absolument épouvantable» dans certains endroits et évoqué des «tirs de mortier dans des lycées» ou «des intrusions». Sébastien Lecornu a jugé que c’était «faire injure d’ailleurs aux lycéens» qui ont voulu témoigner de leurs «angoisses» et «mécontentement», ou «demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux».

Il a par ailleurs répondu par l’affirmative aux craintes de violences lors de la journée de manifestations prévue samedi contre la vie chère, à l’appel de plusieurs organisations dont des gilets jaunes.

«Est-ce qu’on redoute de la violence ? Oui. Vous voyez bien que nous n’arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays» sans que «des mouvements violents de l’ultragauche notamment, parfois de l’ultra-droite, en l’espèce ces derniers jours de l’ultragauche, qui s’insèrent (…) dans les cortèges», a-t-il dit.



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