le vote prolongé jusqu’à dimanche 18 heures après une cyberattaque


Des connexions factices font saturer le site sur lequel les sympathisants socialistes sont appelés à voter depuis 8h ce vendredi matin.

Aussitôt ouverte, aussitôt piratée. La plateforme de vote pour la primaire de la gauche sociale-démocrate, qui a ouvert à 8 h ce matin, est victime d’une cyberattaque. Par conséquent, de nombreux électeurs se trouvent dans l’incapacité de voter, sans entraver toutefois l’ensemble du processus. «La nature de cette attaque consiste à porter à son maximum le nombre de connexions simultanées par le biais de bots (robots). De fait, cet afflux massif et fictif de connexions entrave la capacité à voter d’une partie des électrices et électeurs. Toutefois, à aucun moment la plateforme de vote n’a été interrompue et le scrutin a pu se poursuivre sans coupure depuis son ouverture», signale un communiqué de la commission d’organisation du scrutin.

Alerté de l’incident, le premier ministre a mobilisé l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). «Il n’appartient pas à l’État d’interférer dans un exercice électoral interne à des partis politiques. Cependant, l’ANSSI a été contactée par l’organisateur de la primaire de la gauche socialiste et démocratique suite à l’incident de ce matin», précise Matignon. Après avoir identifié la nature de l’attaque, l’agence publique de sécurité informatique cherche à identifier son origine et à mettre l’organisateur de la primaire en relation avec des prestataires certifiés de sorte à rétablir le bon fonctionnement de la plateforme. «Pour rappel, la primaire n’est pas organisée par l’État et les modalités techniques, ainsi que le choix des entreprises prestataires, relèvent exclusivement des formations politiques organisatrices», ajoute toutefois l’entourage du premier ministre.


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Les organisateurs de la primaire ont précisé que «l’intégrité des votes enregistrés n’est pas compromise». Ils ont en outre pris toutes les dispositions «pour garantir la continuité du scrutin et permettre à chacune et chacun d’exercer son droit de vote». En milieu d’après-midi, d’importantes difficultés de connexion étaient cependant toujours constatées. La justice a par ailleurs été saisie après cet incident, qualifié de «grave» par les formations politiques parties prenantes. «Décidément, il n’en sort rien de bon de cette primaire ! Ce sont vraiment des pieds nickelés», fustige déjà une personnalité de gauche opposée au processus.

Au total, 140.282 personnes se sont inscrites à cette primaire et sont appelées aux urnes. La votation en ligne, qui devait s’effectuer sur deux jours et ne devait fermer que samedi soir à 20 heures, avant une annonce des résultats peu avant 20h30, a finalement été prolongée jusqu’à dimanche, 18 heures.



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